Banque privée : Au delà du conseil… la confidentialité

C’est tout l’environnement réglementaire et législatif qui devra évoluer aussi bien pour diversifier l’offre que pour permettre de capter les opportunités d’investissement à l’étranger.

Si les conseillers commerciaux sont tenus par la confidentialité des informations fournies par leurs clients, les conseillers de banques privées le sont deux fois plus. C’est même l’un des facteurs déterminants de leur réussite. La discrétion étant la pierre angulaire de la relation de confiance sur laquelle repose une gestion patrimoniale performante.

Au delà des dimensions conseil, expertise, analyse, planification, stratégie d’investissement et suivi, le client fortuné est exigeant, et beaucoup même, sur le volet de la confidentialité. D’ailleurs, c’est un gage de confiance qui lie les deux parties, parce que, après tout, ce sont des avoirs personnels, un patrimoine ou même celui des membres de sa famille que le client confie à son banquier. Du coup, ce dernier est non seulement censé bien le gérer, de façon optimale et de sorte à ce qu’il en ressorte gagnant, mais en plus de cela, il est obligé de ne partager les informations qui le concernent avec qui que ce soit.

Toutes les banques privées de la place, filiales  de groupes bancaires, se targuent d’opérer en toute discrétion. Cela, on l’a bien perçu lors de notre enquête sur le terrain, pour cerner un peu plus cette clientèle, son profil, sa typologie….; et c’est tout à l’honneur de ces private Bankers. Le moins que l’on puisse dire est que ces clients fortunés sont nombreux, se comptent en milliers et disposent chacun d’un portefeuille d’avoirs qui se chiffre au bas mot à 2 MDH. Ils sont amenés à augmenter les prochaines années, compte tenu de la croissance régulière du nombre de riches au pays et de l’amélioration du climat des affaires. Ce qui pousse les banquiers à affronter bien des défis dont celui de satisfaire une clientèle très exigeante et plus avertie, que ce soit en termes de rendement, de produits de placement ou de qualité de service.

En plus, c’est tout l’environnement réglementaire et législatif qui devra évoluer en parallèle, aussi bien pour diversifier l’offre en mettant en place des produits plus complexes, que pour permettre de capter les opportunités d’investissement à l’étranger qui, notons-le, sont des fois bien meilleures qu’au niveau national.