Attijariwafa bank : Une croissance préservée grà¢ce à  la détente du coût du risque

La banque maintient une croissance appréciable et équilibrée et préserve sa rentabilité grà¢ce notamment à  la détente du coût du risque chez les filiales consolidées.

Malgré un contexte difficile pour le secteur bancaire, pris en tenaille entre remontée des risques, tension sur les liquidités et atonie des activités de marché, le champion national des métiers de la banque et de la finance tire son épingle du jeu en conjuguant croissance honorable et maintien d’une rentabilité élevée. En effet, le groupe Attijariwafa bank affiche en 2011 une évolution de 8,3% de son PNB, qui pointe ainsi à 15,9 milliards de DH, d’autant plus appréciable qu’assez équilibrée entre principaux contributeurs (banque Maroc, filiales métiers au Maroc et filiales étrangères) et ne devant à la croissance externe pas plus que le quart. Seul bémol à ce stade : la légère remontée de la dépendance au métier d’intermédiation avec une marge d’intérêts qui accapare désormais plus de 61,5% contre 56% en 2009.

Sur le registre de la productivité, la banque a lâché 1,5 point avec un coefficient d’exploitation qui remonte à 45,3% mais qui reste tout de même parmi les meilleurs du secteur. En l’absence de plus-values importantes, cela se traduit par une décélération de la croissance au niveau du RBE consolidé qui n’évolue que de 5,3%, à 8,7 milliards de DH. Heureusement qu’une forte détente du coût du risque, notamment chez les filiales consolidées, fut au rendez-vous pour sauver l’allure des étages inférieurs du compte de résultats. Aussi, malgré un accroissement des provisions pour créances en souffrance dans les comptes sociaux (+34%, à près d’un milliard de DH), le coût du risque dans les comptes consolidés s’est détendu de 38%, à 750 MDH, grâce surtout à l’amélioration de l’environnement des filiales tunisienne et ivoirienne.

In fine, le résultat net part du groupe ressort à 4,46 milliards de DH, en amélioration de 8,7% et en parfaite harmonie avec l’évolution du PNB, ce qui préserve la performance du ROE au niveau très enviable de 18%.