Fêtes de fin d’année : Aïd El Kébir ou pas, le business continue dans les hôtels

Cette année, des consignes strictes pour l’interdiction de servir de l’alcool aux musulmans

Les grands hôtels ne changent rien à leurs habitudes, dîner dansant ou soirée folklorique seront au rendez-vous.

Les fêtes de fin d’année approchent. D’habitude, les lieux de distraction (hôtels, restaurants…) proposent toutes sortes de formules pour passer un bon réveillon. Cette année, on ne trouve, pour l’heure, rien de tel et le commun des mortels est plutôt préoccupé par le prix du mouton de l’Aïd. Cependant, dans les deux premières destinations touristiques que sont Marrakech et Agadir, on ne s’inquiète pas trop. Dans la capitale du Souss où la clientèle est à plus de 90 % étrangère, la plupart des hôtels affichent complet, et l’on ne cherche pas à proposer de produits complémentaires. Toutefois, des établissements qui savent innover proposent des soirées combinant l’Aïd et la Saint-Sylvestre, car, comme l’explique le directeur du Sofitel Agadir, Hamid Bentahar, «que l’Aïd El Kébir coïncide cette année avec le réveillon nous donne une raison supplémentaire de faire la fête et de faire découvrir à la clientèle étrangère une des facettes de notre culture». La plupart des hôtels à Agadir proposent d’ailleurs des soirées avec orchestre à des prix variant entre 650 DH et 1 000 DH par personne, et qui peuvent atteindre 2 000 DH dans des établissements de luxe.

100 000 personnes attendues à Marrakech
La situation est différente à Marrakech où, traditionnellement, en plus du pic de l’arrivée des étrangers, on assiste à une ruée des nationaux. Pour la semaine du Nouvel an, la ville ocre attend pas moins de 100 000 visiteurs. Selon des professionnels, une catégorie de Marocains a depuis longtemps renoncé au sacrifice du mouton, préférant le convertir en petit séjour à Marrakech ou ailleurs… Ceci malgré les consignes, cette année très strictes, de ne pas servir de boissons alcoolisées aux musulmans. D’une manière générale, les hôtels adossés aux grandes chaînes ne vont pas changer leurs habitudes. La tendance, cette année, est de proposer à la clientèle étrangère des soirées animées par des troupes folkloriques ou un dîner avec orchestre.

A Fès , les grands hôtels affichent un taux de remplissage honorable, malgré la basse saison. A Casablanca, où prédomine le tourisme d’affaires, si les grands palaces offrent plusieurs possibilités de passer une bonne soirée, à des prix raisonnables, certains hôtels de moindre standing n’ont rien prévu de peur de se retrouver avec des tables vides.