Fédération du tourisme : un seul candidat pour succéder à  Othmane Chérif Alami ?

Le mandat de Othmane Chérif Alami a expiré à  la fin 2010, Mohamed Ali Ghannam serait le seul candidat. La fédération doit élire un nouveau président au plus tard en juin prochain.

La Fédération nationale du tourisme est-elle dans l’impasse ? La question mérite d’être posée car après l’expiration du mandat de l’actuel bureau présidé par Othmane Chérif Alami à fin 2010, les candidats ne se bousculent pas au portillon pour lui succéder. Certains professionnels mettent même en cause l’opportunité d’organiser une assemblée générale élective dans les délais, c’est-à-dire dans les 6 mois qui suivent la fin du mandat. C’est ainsi que mardi 29 mars, la fédération tenait son Conseil d’administration pour décider de la tenue ou non d’une assemblée générale élective à la date proposée par le bureau sortant, à savoir le 15 avril 2011. Finalement, la date n’a pas été retenue, mais aucune autre n’a été entérinée à l’issue dudit conseil.

C’est que chez les professionnels du tourisme, très peu de voix sont favorables à la tenue d’une telle assemblée générale élective dans l’immédiat. Par ailleurs, si Othmane Chérif Alami, le président sortant, ne se représente pas pour un deuxième mandat et que, selon de nombreuses sources, ce serait Ali Ghannam, vice-président sortant,  qui proposerait sa candidature pour lui succéder, ce dernier n’a pour l’heure aucun concurrent déclaré. Des noms d’éventuels candidats circulent néanmoins dans le milieu depuis quelque temps, comme celui d’Abdellatif Kabbaj, patron du groupe Kenzi Hôtels ou encore Abderrahim Oummani, l’actuel président du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir. Or, contactés par La Vie éco, les deux responsables démentent formellement vouloir se porter candidats à la présidence de la FNT. «Certes, explique Abdellatif Kabbaj, j’ai été sollicité pour me présenter, mais je ne suis pas candidat, car je suis basé à Marrakech, et je ne dispose pas de beaucoup de temps pour présider la FNT». Ceci étant, le patron du groupe Kenzi n’omet pas d’émettre quelques réserves quant à la tenue de telles élections dans les conditions actuelles. «Pour que la fédération soit forte, elle doit être l’émanation de fédérations régionales et sectorielles organisées. Or les premières n’ont jamais vu le jour comme c’était prévu, et les secondes ne sont pas vraiment organisées». Même son de cloche du côté d’Abderrahim Oummani qui dit ne pas vouloir être candidat à quoi que ce soit et qu’il aspire seulement à une retraite bien méritée après une trentaine d’années de militantisme. Il rejoint cependant M. Kabbaj pour dire la nécessité d’assainir d’abord toutes les associations professionnelles.