Fédération de l’automobile : personne pour succéder à  Larbi Belarbi ?

Les candidatures devaient être déposées le 19 janvier, au plus tard, et les élections sont prévues le 2 février. Le chiffre d’affaires à  l’export du secteur a atteint 17 milliards de DH en 2011.

La Fédération de l’automobile affiliée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) est à la recherche d’un nouveau président pour succéder à Larbi Belarbi, PDG de la Somaca, qui a décidé de ne pas briguer un second mandat de trois ans même si les statuts l’y autorisent. Il y a quelques jours, et devant l’absence de candidature déclarée, la CGEM avait lancé par voie de presse un appel à candidature pour le poste. A  l’heure où nous mettions sous presse, soit deux jours avant la date limite des dépôts des candidatures fixée au 19 janvier 2012, aucun candidat ne s’est encore manifesté, malgré l’appel lancé par voie de presse. Or, le 2 février se tient l’assemblée générale élective. Qui reprendra alors le flambeau ?
Le président sortant pense, lui, qu’il existe des candidats potentiels dans le secteur de l’automobile, capables de présider aux destinées de cette fédération, arrivée, selon lui, «à maturité, tout juste trois ans après sa création, grâce au rassemblement de ses composantes et à la coordination de leur travail au sein d’une même équipe». Cette fédération regroupe en effet les principales branches à travers l’Association des importateurs de véhicules automobiles montés (AIVAM), l’Association marocaine de l’industrie et de la commercialisation d’automobile (AMICA), le Groupement du poids lourds  et de la carrosserie (GPLC) et les équipementiers.

Larbi Belarbi prévoit une forte croissance dans les cinq ans à venir

M. Belarbi, qui ne doute pas que des candidats se déclareront à la dernière minute, souligne que son mandat correspond à une période où l’industrie automobile a fait un saut à la fois qualitatif et quantitatif. Deux chiffres pour illustrer ce bond : le chiffre d’affaires à l’export a atteint 17 milliards DH en 2011, et l’industrie emploie aujourd’hui 70 000 personnes grâce, notamment, à l’implantation de l’usine Renault à Tanger et aux équipementiers venus d’Europe, mais aussi des pays asiatiques leaders dans le secteur. Ce chiffre d’affaires, prévoit M Belarbi, devrait être multiplié par deux dans les trois ans à venir, et l’industrie automobile devrait connaître dans les cinq ans une croissance annuelle à deux chiffres. Certes, ces réalisations ont été initiées grâce au cadre mis en place et aux efforts initiés par l’Etat, mais la fédération a toujours été associée à la démarche. Car il fallait convaincre ces investisseurs de venir s’installer au Maroc. Dans le même sens, la fédération a été présente dans les salons et les manifestations internationales de l’industrie automobile et a également participé au programme de formation des ressources humaines mis en place pour attirer les donneurs d’ordre.