Etude. Le secteur maritime renaîtra en 2040, au mieux en 2025

Najib Cherfaoui, expert maritime, a présenté lors de la conférence de l’International association of maritime economists (IAME) à Mombassa, au Kenya, le 11 septembre, son étude sur le transport maritime en Afrique, challenges et opportunités.

Ce travail rétrospectif de l’histoire de la Marine marchande au Maroc qui s’est effondrée en 2018 (la flotte de commerce chute au niveau le plus bas jamais atteint en comparaison avec la population: 17 navires jaugeant 149 685 tonneaux). C’est le résultat de la privatisation de la flotte commerciale dont l’origine remonte à l’armement étatique «Union d’entreprises marocaines» créée en 1918. «Les facteurs résident dans l’incapacité des mécanismes financiers à fournir un soutien durable au secteur des transports maritimes, l’hypothèque du patrimoine maritime, le report du poids de la dette sur les marins et les propriétaires de navires, la non-intervention de l’Etat dans la réduction de la dette… Finalement, les principaux actionnaires décident la liquidation de l’armement national Comanav, entraînant les marins et leurs familles dans une tragédie humaine», écrit M. Cherfaoui, qui prédit la nouvelle émergence du secteur maritime à 2040 et pourrait être ramenée à 2025. Se référant aux différents cycles d’ascension, grandeur et décadence de la flotte maritime suivant son histoire de 100 ans. A l’en croire, l’origine des périodes de renaissance vient de la volonté de l’Etat et de la confiance des banques. Une législation adaptée ainsi qu’un retour de l’Etat comme investisseur dans le secteur maritime permettrait nécessairement de redonner au secteur maritime son lustre d’antan.