Green Energy Park : une plateforme de recherche et de formation de haut niveau

D’un coût de 210 MDH, la plateforme est étendue sur une superficie de 8 ha. Elle comprend plusieurs laboratoires, des espaces de recherche et de test et des projets pilotes à échelle réelle. D’autres plateformes
sont attendues dans les domaines des bâtiments verts, du dessalement des eaux, et de la bioénergie.

L’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) a développé, avec le soutien du Ministère de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et du Groupe OCP, Green Energy Park, une plateforme de tests, de recherche et de formation en énergie solaire située dans la ville verte de Benguerir, première de son genre en Afrique. Il vise à travers ce projet à créer des synergies, à mutualiser les infrastructures de recherche et à acquérir le savoir et le savoir-faire par les différentes universités partenaires ainsi que les industriels, sachant qu’elle s’inscrit dans l’écosystème de l’Université Mohammed VI Polytechnique. Ainsi, l’institut a noué plusieurs partenariats avec des centres internationaux de recherche, des entreprises et des industries du secteur pour assurer le transfert technologique tout en développant une coopération scientifique bidirectionnelle.

Plusieurs projets lancés dans le photovoltaïque, le solaire thermique et la modélisation des ressources

A moyen terme, le modèle du Green Energy Park lui permettra d’atteindre l’autonomie financière à travers la Recherche & Développement, les prestations technico-scientifiques, les certifications, les formations spécialisées en travaux pratiques et l’alimentation de la ville verte en électricité propre.

Etabli sur une superficie de 8 hectares, ce park a nécessité un investissement de plus de 210 MDH et a contribué à la création de 70 emplois entre chercheurs et doctorants. Il intègre plusieurs laboratoires dans le domaine du solaire photovoltaïque et du solaire thermique à concentration et ce, sur plus de 3 000 m2. La plateforme de recherche extérieure, elle, est constituée de plateformes de test et de caractérisation ainsi que plusieurs projets pilotes à échelle réelle sur une surface totale de 6,5 ha. Des thèmes prioritaires y sont abordés, couvrant tous les maillons de la chaîne de valeur de la R&D. Cela va du composant de base jusqu’aux systèmes complexes, afin de répondre aux besoins nationaux et africains. En effet, les équipes de recherche travaillent sur des sujets comme le traitement et le dessalement de l’eau de mer en utilisant l’énergie solaire, le développement des modules du désert, la conception de solutions de stockage thermique et électrique ainsi que le développement d’applications industrielles du solaire thermique.

A ce titre, 10 projets de recherche sont lancés dans le domaine du solaire photovoltaïque, moyennant une enveloppe budgétaire de 52 MDH, sept autres dans le solaire thermique avec un montant de 88 MDH et 6 dans la modélisation des ressources pour un budget de 3 MDH.

Green & Smart Building Park attendu pour cette année

Green Energy Park n’est pas la seule plateforme que devra inclure cet espace. D’autres projets s’y rajouteront. L’objectif, in fine, est de mettre en place un réseau de plateformes de recherche qui permettra de mutualiser les ressources, de créer des synergies et de positionner le Maroc comme leader de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables. Ainsi, Green & Smart Building Park sera la prochaine plateforme de test, de recherche et de formation, qui sera axée sur les bâtiments verts et les réseaux intelligents. Attendue pour cette année, elle sera étendue sur 4 ha et comprendra un bâtiment central qui inclura des laboratoires, un espace extérieur de recherche, et une quinzaine de maisonnettes construites avec différents systèmes. Suivra une autre plateforme, nommée Water Energy Park, qui sera dédiée au dessalement et traitement des eaux. Enfin, Bio Energy Park sera destiné à la bioénergie et biomasse.