Cosumar expose les fruits de ses engagements

Le raffineur sucrier dresse un bilan de ses actions pour l’environnement. L’efficacité énergétique, la gestion raisonnable de l’eau et l’utilisation de l’énergie verte sont les principales composantes pour minimiser l’impact de ses activités sur l’environnement.

l’approche de la COP 22, le Groupe COSUMAR a organisé  une journée dédiée à la stratégie d’adaptation de l’écosystème sucrier face aux défis du changement climatique. C’est le 27 octobre 2016 à Casablanca, que les partenaires et l’ensemble  des parties prenantes de la filière sucrière se sont donné rendez-vous lors d’une journée de  partage et d’échanges sur les grandes réalisations en matière de préservation de l’environnement et les défis et perspectives à l’horizon 2020. 

Face à un environnement en constante évolution, le Groupe Cosumar a fait de la préservation des ressources naturelles une réelle priorité. 7 milliards de dirhams est l’enveloppe dédiée à la restructuration de la filière.

Ces investissements lui ont permis de réduire de 43% son empreinte carbone à fin 2015 par rapport à 2005, année où le groupe a enclenché son processus de transformation. Les résultats de l’étude réalisé par Cosumar, ont révélé que les rejets  de CO2 de la filière sucrière représentent 0,7 % des émissions nationales, preuve que l’activité impacte  faiblement l’environnement. L’empreinte carbone du groupe s’établit aujourd’hui à 0,525 kg de CO2 par kilo de sucre produit, sachant que les plantes sucrières permettent la séquestration de 0,764 kg de CO2 par kilo de sucre produit.

Parmi les actions mises en place par le groupe pour limiter les pertes d’énergie et réduire les émissions carbones; la modernisation de son outil industriel et la conversion des installations. En modernisant son outil industriel, la société a choisi les nouvelles technologies dites «propres» et économiques en énergie.

On peut citer à titre d’exemple un des projets qui consiste en la récupération de l’énergie de la vapeur issue du procédé de raffinage de sucre, pour être réutilisée, permettant ainsi une économie d’énergie conséquente de près de 16 000 tonnes de CO2 par an.

L’autre priorité du groupe est l’utilisation rationnelle de l’eau. En réduisant considérablement sa consommation d’eau dans l’ensemble de ses activités, notamment grâce au traitement des rejets liquides, ce sont plus de 4 millions de mètres cubes d’eau par an qui sont économisés. Ces résultats sont la conséquence de nouvelles technologies utilisées telles que l’installation de filtres à boues, le recours de la nano-filtration ou la décalcification à zéro rejet liquide.

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Le groupe, aujourd’hui certifié ISO 14001 s’inscrit dans une démarche de progrès continu pour rester conforme à la réglementation internationale. Les sites industriels du groupe font également l’objet de vérifications et contrôle minutieux pour le respect de l’environnement dans leurs opérations quotidiennes. Cette démarche touche plusieurs volets notamment le traitement optimal des rejets liquides, la réduction des émissions de CO2, la réduction de la consommation d’eau, optimisation de la consommation d’énergie…

La culture de la canne à sucre a fait l’objet d’un programme de relance, initié en 2015 en collaboration avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime. Notons que ce programme vise à redynamiser la culture de la canne à sucre et à améliorer son attractivité dans les périmètres du Gharb et du Loukkos. Il prévoit la plantation de 4000 ha par an avec un objectif de rétablir la superficie sous canne à 20 000 ha à l’horizon 2019.

La dernière campagne sucrière 2015-2016 se termine avec une production de sucre blanc record : 607 000 tonnes, soit une couverture des besoins nationaux en sucre à hauteur de 50% (contre 42% en 2014/2015). La superficie emblavée en betterave à sucre est de 57 600 ha. Ceci a été possible grâce au lancement d’un vaste plan d’action qui a pour objectif d’améliorer les performances de l’activité sucrière des producteurs sur le plan technique et financier. Sur le plan technique, il faut signaler la généralisation des semis précoces (80% de la superficie semée à fin octobre 2015), des semences monogermes à fort potentiel et du semis mécanique de précision. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat solidaire avec l’ensemble des parties prenantes de son écosystème et notamment ses 80 000 agriculteurs. Tous ces efforts, conjugués aux aides incitatives accordées par l’Etat dans le cadre du Plan Maroc Vert, ont permis la production de 4,2 millions de tonnes de betterave à sucre. Cette hausse de 1% s’est accompagnée d’une évolution significative des rendements qui ont atteint 73 t/ha à une richesse de 18,1%. Le rendement sucre à l’hectare a, quant à lui, enregistré une moyenne de 12 t/ha (14 t/ha à Doukkala et 13 t/ha au Tadla), soit un niveau de productivité comparable à celui des grands pays producteurs de betterave à sucre.