Collecte des déchets à Casablanca : Derichebourg et Averda au pied du mur

Le montant total du marché est de 893 MDH. La commune de Casablanca garde la main sur le contrôle.

La date du 25 juin 2019 sera-t-elle gravée dans l’histoire de la propreté urbaine à Casablanca? Ce n’est pas encore sûr, tant les Casablancais ont perdu l’espoir en une gestion de collecte des déchets sans couacs. Et tout porte à croire que le statu quo sera préservé. En tout cas, la fin du mois de juin marque le début du contrat qui lie Casablanca aux nouveaux délégataires, Derichebourg Casablanca et Averda Environmental Services, avec un budget annuel cumulé de 893 MDH, dont 474 millions pour Derichebourg et 419 millions pour Averda.

Pour les deux contrats, un nouveau mode de gestion sera adopté. Cela consiste en un éventail de nouvelles dispositions, à commencer par «la collecte nocturne, l’aménagement des points de regroupements des conteneurs et l’équipement de certains quartiers par la conteneurisation enterrée avec un contrôle informatisé instantané».

Enregistrement des réclamations

L’application de constats de propreté (ACP) est une nouvelle procédure de contrôle qui est entrée en jeu. Cet outil a pour finalité de munir les agents de terrain «d’un moyen de constatation et assurer une traçabilité des anomalies remontées». Les agents commissionnés de la SDL, Casa Prestations en l’occurrence, sont chargés du contrôle visuel des prestations. Ils seront munis de terminaux mobiles équipés d’un logiciel de constat, d’une puce GPS et d’un appareil photo pour «se positionner, photographier et caractériser la non-conformité puis d’envoyer ce constat au serveur ACP ».

Autre nouveauté, les usagers pourront contribuer à l’amélioration du service, avec la deuxième version de l’application mobile «CasaMdinti», en plus de l’ouverture d’un centre d’appel qui enregistre les réclamations. L’implication des usagers dans tout le processus de collecte, par le tri, la remontée d’informations ou par la sensibilisation, semble être négligé par la gestion déléguée à Casablanca. En effet, malgré le mécontentement ambiant, le comportement des usagers semble être une des premières causes de l’échec du chantier de la gestion de la collecte. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les bacs à ordures pour s’en rendre compte.