Environ 100 milliards de DH, le coût pour relancer l’économie !

De 80 à 100 milliards de DH. C’est l’enveloppe financière qu’exigerait la relance de l’économie. Ce chiffre a été dévoilé par les responsables de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) lors du dernier point de presse tenu pour détailler les propositions du patronat pour la phase de relance.

Il est estimé sur la base des prévisions des enveloppes que va nécessiter chacune des mesures proposées par la Confédéra­tion patronale dans son plan de relance de l’économie. Dans le détail, l’estimation du coût économique comprend 60 milliards de DH des crédits Damane Relance, 10 milliards de DH en tant que soutien aux entreprises publiques (notamment pour le paiement des fournisseurs privés); 10 milliards de DH d’aides pour les entreprises (chômage partiel, mesures de support de la demande et réduction de la TVA,…). A ces coûts s’ajoutent 10 à 20 milliards de DH pour la mise en place de fonds d’investis­sements sectoriels pour renforcer les fonds propres des entreprises et les recapitaliser. «Tout cela, en plus du premier paquet de mesures déjà lancées, sans oublier le fonds Covid-19 doté de 30 milliards de DH qui a été mis à contribution dans la phase de résistance», explique-t-on auprès de la CGEM.

En plus de toutes ces enveloppes, la réduction des délais de paiement et l’ache­minement vers des délais rai­sonnables sont le point nodal du plan pour espérer une vraie relance économique. Si l’Exécutif a fait un gros travail sur les délais de paiement des entreprises et établissements publics et des collectivités territoriales, les délais conti­nuent de s’allonger chez les opérateurs du secteur privé. Dans ce sens, Damane Re­lance a été conditionné par l’obligation de réserver 50% du montant du crédit au paiement des fournisseurs. «Les dispositifs de soutien pré­vus pour les entreprises publiques sont aussi orientés vers le paie­ment des fournisseurs en premier lieu», ajoute Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM.