Casa Finance City présente son bilan 2018

Lors d’un point de presse tenu lundi 17 juin 2019, Said Ibrahimi, DG de Casa Finance City Authority (CFCA), a présenté le bilan d’activité de la place et a exposé ses « arguments de vente », en dehors de la fiscalité.

En présence de l’équipe dirigeante, Casa Finance City Authority (CFCA) a présenté son bilan d’activité pour l’année 2018, en y joignant quelques éléments de l’année 2019. Pour enlever toute confusion, Said Ibrahimi, DG de la place financière a précisé d’emblée que ce n’est pas le bilan de CFCA, mais plutôt des membres de la communauté : elles sont, à présent 180 sociétés qui ont le statut CFC, en augmentation de 28% par rapport à 2017.

La communauté CFC investit de plus en plus en Afrique : ses entreprises évoluent dans 46 pays africains. Le montant global des fonds gérés par les sociétés de gestion depuis CFC pour des projets en Afrique s’élève quant à lui à près 5 milliards de dollars.

Plusieurs sociétés internationales s’y sont installées : Orange dont le siège Middle East Africa est à Casablanca, SAP, le leader allemand des progiciels de gestion, et OLAM, le leader singapourien du négoce des produits alimentaires, mais aussi plusieurs fonds d’investissement dont Neo Themis et Amethis entre autres.

Dans la place financière de Casablanca, 42% des sociétés viennent de l’Europe, 37 % d’Afrique (Maroc inclus), 12 % des Amériques, 4 % d’Asie et 2 % du Moyen-Orient. Réparties ainsi par domaine d’activité : prestataires de services professionnels (34 %), entreprises financières (30 %), sièges régionaux de multinationales (27 %) et enfin sociétés holdings (9 %).

Pour ce qui est des employés permanents des membres, il a été en 2018 de 4000, en augmentation de près de 50% par rapport à 2017. Le chiffre d’affaires s’élève à 5 805 millions de DH en 2018, soit une évolution de 52,2 % par rapport à 2017. La contribution fiscale des sociétés membres a quant à elle connu une hausse de 47 % entre 2017 et 2018, “totalisant un montant de 800 millions de DH”. Des chiffres qui, selon le DG de CFCA, “proviennent de la DGI, prouvant que les entreprises ont une vraie substance”.

La proposition de valeur de CFCA

“Pourquoi ces entreprises viennent à CFC? Je pense que c’est très important de souligner ce point. Les entreprises sont là parce qu’elles ont besoin de ce qu’on peut appeler un camp de base arrière par rapport au continent africain et au potentiel de l’Afrique  dans les années et décennies à venir”, développe Said Ibrahimi.

Parmi les arguments de vente qu’offre CFC, ajoute Said Ibrahimi, c’est “l’accompagnement comparable à ce que l’on peut trouver au niveau des meilleures places à l’international”. Pour étayer ce point, le DG fait appel au classement Doing Business propre à CFC : “Quand on regarde aujourd’hui le classement Doing Business du Maroc, on a progressé mais on est au ventre mou du classement. Le classement propre à CFC est nettement plus performant et efficace”.

Autre point : “les entreprises CFC sont dédiées à l’Afrique. Ce qui fait que c’est une concentration d’expertise, permettant un échange entre les entreprises qui s’intéressent à des pays en particulier”, ajoute-t-il. « J’insiste, lourdement. Les entreprises qui ont le statut CFC, elles ne viennent pas que pourla fiscalité”, a-t-il conclu.