Enseignement type Mission française : les frais de scolarité augmentent de 3 à  7,5%

Ces hausses sont dues à  l’entrée en vigueur de la réforme de l’enseignement français qui a entraîné une amélioration des salaires du personnel. Pour les nouveaux élèves du réseau de l’Agence de l’enseignement français à  l’étranger, les frais d’inscription seront désormais payés annuellement.

Les études deviennent de plus en plus chères dans les écoles qui dispensent un enseignement conforme à celui de la Mission française. La prochaine rentrée scolaire sera marquée par une augmentation des frais de scolarité aussi bien dans les écoles de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), du réseau de l’Office scolaire et universitaire international (OSUI) que de certaines écoles homologuées. La hausse des droits de scolarité sera d’au moins 6% pour les écoles de l’AEFE (la proportion dépend des cycles), de 7,5% pour les établissements de l’OSUI et de 3% à l’école Al Jabr.
Contestée par les diverses associations de parents d’élèves, cette revalorisation est différemment justifiée par les établissements de l’enseignement français au Maroc. Si les écoles ont traditionnellement évoqué le poids de plus en plus important de leurs charges en vue de garantir la qualité de l’enseignement, cette année elles avancent que la révision des frais de scolarité est due à la réforme de l’enseignement français. «Suite à la réforme, plusieurs enseignants sont passés d’une échelle à une autre, ce qui implique un réajustement des salaires. Et par principe d’équité, nous sommes également obligés de revoir les rémunérations des enseignants marocains», explique le responsable d’un établissement français. Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi dire que l’Etat français a considérablement réduit ses subventions.
Au groupe Massignon de Casablanca, dans une réponse adressée aux associations des parents d’élèves, la direction de la Mission laïque française/OSUI insiste sur la situation déficitaire du groupe scolaire pour justifier la hausse de 7,5% des frais à partir de septembre 2011. Combien paieront les familles à la prochaine rentrée scolaire ?   
Dans les écoles de l’AEFE, les droits de scolarité trimestriels s’élèveront désormais, pour les enfants français et marocains, à 7 590 DH pour la maternelle contre 7 110 DH l’an dernier. Pour les classes du cycle primaire (du CP au CM2), les familles verseront 6 630 DH contre 6 000 en 2010-2011. Au collège, les frais passent de 6 990 à 7 770 DH et de 8 580 à 9 150 DH au lycée. Ces tarifs concernent les enfants scolarisés avant le 1er septembre 1996. Etant donné que 15 ans se sont écoulés depuis, seule une toute petite minorité, des élèves de terminale en particulier (victimes d’accidents de parcours), sont encore sous ce régime.
Il est donc évident que la quasi-totalité de l’effectif sera concerné par les tarifs fixés après le 1er septembre 1996. Donc, pour la rentrée 2011-2012, les parents d’élèves marocains s’acquitteront, par trimestre en moyenne, de 10 590 DH à la maternelle au lieu de 9 960 DH en 2010-2011. Au primaire, les frais montent à 9 240 DH contre 8 370 et à 10 650 DH contre 9 580 DH au collège. Enfin, la scolarité d’un lycéen coûtera 12 750 DH contre 12 000 le trimestre, s’il est entré dans le système à compter de septembre 1996.
La facture a été alourdie par le fait que l’AEFE facture désormais 10 mois de scolarité à compter de la prochaine rentrée au lieu de 9 mois.
Autre charge supplémentaire, les droits annuels d’inscription (DAI). Jusqu’à présent, les familles s’acquittaient, après la réussite du test d’accès au système français, des droits d’inscription (10 000 DH pour les élèves français et de 17 000 DH pour les Marocains) qui couvrent toute la durée du cursus scolaire des enfants.
Dans le cadre de la réforme, les familles, aussi bien françaises que marocaines, verseront à chaque rentrée scolaire, en sus des droits d’inscription, des droits annuels d’inscription de l’ordre de 6 000 DH.

Après protestation des parents, l’OSUI ramène la hausse de 8,5 à 7,5 %

Dans les établissements du réseau OSUI qui a démarré en 1996 au Maroc, les frais de scolarité subiront une hausse de 7,5% décidée en mai dernier. Il faut souligner qu’initialement la hausse était fixée à 8,5% mais après la contestation des familles et maintes réunions avec les associations des parents d’élèves, l’augmentation a été ramenée à 7,5% à compter de la prochaine rentrée. En 2010-2011, le tarif trimestriel était de l’ordre de 9 849 DH pour les cycles élémentaire et maternelle. S’y ajoute un forfait annuel de 800 DH pour les fournitures et le matériel des enfants des classes élémentaires. Au collège, la facture trimestrielle était de 11 132 DH et de 14 540 DH pour le lycée.
Contrairement à l’AEFE qui procède, en cas de non-paiement dans les délais, à l’exclusion temporaire, voire à la radiation des élèves à la fin du trimestre, les écoles de l’OSUI ont fixé des majorations allant de 5 à 15% en cas de retard de paiement. Les droits d’inscription dans ce réseau sont fixés à 16 000 DH en cas de fratrie et, à défaut, ils sont de l’ordre de 25 000 DH à verser au moment de la première inscription.
Pour les familles qui ont opté pour les écoles homologuées, la facture est aussi  lourde. Les frais de scolarité varient de 4 000 à 5 000 DH par mois qui seront augmentés de 3% à la prochaine rentrée scolaire. Sans compter des droits d’inscription annuels de 2 250 DH.
La rentrée 2011-2012 sera chaude pour les familles qui n’auront pas que les frais de scolarité à supporter mais aussi les manuels à payer. La facture des livres et autres fournitures peut aller jusqu’à 5 000 DH par enfant !