Enquête du HCP auprès des chefs d’entreprises

Légère hausse de l’activité dans l’industrie.

Les chefs d’entreprises opérant dans l’industrie manufacturière anticipent une légère hausse de la production durant le quatrième et dernier trimestre de 2018, selon l’enquête de conjoncture du HCP auprès des entreprises. Cette évolution reflète, selon le HCP, une augmentation de l’activité dans l’industrie automobile et de la métallurgie, d’un côté, et une baisse dans l’industrie chimique et la fabrication de boissons. En termes d’emplois, les chefs d’entreprises s’attendent à une stabilité des effectifs. La même opinion est exprimée par les entreprises opérant dans l’industrie extractive : hausse de la production, portée principalement par l’activité phosphatière, et stagnation de l’emploi. En revanche, dans le secteur énergétique, les patrons d’entreprises prévoient une baisse de l’activité, imputable à la diminution de la production et de la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné, tandis que l’emploi, lui, connaîtrait une stabilité.

Cette évolution mitigée de l’activité est déjà relevée par les chefs d’entreprises interrogés sur le comportement, au cours du 3e trimestre, des secteurs ou branches dans lesquels ils opèrent. Ainsi, l’industrie manufacturière aurait connu une légère hausse, résultat d’une augmentation de la production dans les branches de l’industrie chimique, de la fabrication de boissons et de la métallurgie, et d’une baisse dans celles de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques. Partant de là, les enquêtés ont jugé «normal» le niveau des carnets de commande. Par contre, dans l’industrie extractive, l’activité aurait été stable, et, là encore, le niveau des commandes «normal». L’industrie énergétique, elle, aurait enregistré une augmentation de l’activité, soutenue principalement par la production et la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. L’emploi aurait également augmenté dans cette branche, toutes choses qui, probablement, expliquent la diminution anticipée de l’activité au 4e trimestre.