Efficacité énergétique : les Belges se positionnent sur le marché marocain

Des entreprises belges ont mis en avant leur expertise en efficacité énergétique à l’occasion d’un séminaire organisé à Casablanca.

Dans le cadre du Plan d’action de coopération entre la Région Casablanca-Settat et la Région Wallone, et en partenariat avec le Cluster énergie Wallonie/Belgique (TWEED) et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) ainsi que le Cluster Solaire et le Cluster EMC, un séminaire sur la performance énergétique dans l’industrie a été organisé le 15 octobre à Casablanca.

«Le secteur industriel marocain représente, à lui seul, 38% de la facture énergétique nationale, les efforts consentis dans ce domaine sont donc essentiels afin que le Maroc atteigne les objectifs fixés en matière d’efficacité énergétique», expliquent les organisateurs. Dans ce sens, les audits énergétiques permettent aux gros consommateurs d’énergie de réaliser un ensemble d’études, d’investigations techniques et économiques, de contrôles des performances énergétiques des équipements et des procédés techniques, afin d’identifier les causes de surconsommation de l’énergie tout en proposant un plan d’action correctif.

Présents lors de l’événement, des cabinets et opérateurs belges dans l’efficacité énergétique ont mis en avant leur expertise dans ce domaine. C’est le cas de la filiale marocaine de l’industriel John Cockeril qui opère au Royaume depuis 2013. Signe du potentiel du marché marocain en services énergétiques, celle-ci s’est constituée un portefeuille clients composé d’industriels de premier plan comme OCP et Taqa. L’industriel européen fournit des prestations de maintenance et d’efficacité énergétique et vient d’investir 3 millions d’euros pour poursuivre son développement. Sur un autre registre, des industriels marocains ayant réussi l’adoption des démarches d’efficacité énergétique sont revenus sur leurs expériences réussies. L’un d’eux est l’industriel Multicérame du groupe Chaabi. Ce dernier paye annuellement 150 millions de DH pour régler sa facture énergétique. En fait, le coût de l’énergie de certaines industries énergivores peut grimper jusqu’à 40%, comme c’est le cas des céramistes. Depuis que l’industriel a pris à bras-le-corps la question énergétique en mettant en place la norme ISO 500001 sur le management de l’énergie, le gain annuel s’élève à 10 millions de DH.

Mise en place d’un système de mesure et de gestion de l’énergie, acquisition de nouveaux brûleurs de four, optimisation électrique…sont autant d’actions derrière cette performance. Des actions qui ont certes nécessité des investissements coûteux mais qui sont très profitables aussi bien pour les finances de l’entreprise et sa performance industrielle que pour l’environnement et la balance commerciale du Royaume.