Electronique : un PIB additionnel de 4,8 milliards de DH en 2013

Le secteur générera un excédent commercial de 2 milliards de DH en 2013, selon une étude récente de BMCE Bank

Les clés du succès : productivité, respect des délais, respect des normes de qualité.

Plus que jamais, le secteur de l’électronique, qui comptait 199 entreprises en 2005, est un axe majeur du développement du Maroc, ce que confirme une étude sur le secteur, effectuée par le département des études et de la documentation de BMCE Bank. Retenu comme vecteur du développement du pays, le secteur devrait contribuer à  générer un PIB additionnel de 4,8 milliards de DH en 2013 et à  créer 11 000 nouveaux emplois. Le PIB et les emplois additionnels devraient ensuite se monter à  5,9 milliards de DH et 14 000 en 2018. D’ailleurs, la balance commerciale pour les produits électroniques, aujourd’hui déficitaire, devrait être bouclée avec un excédent de 1,1 milliard de DH en 2013 et de 2,1 milliards en 2018.

En attendant, le secteur n’a produit, en 2005, que l’équivalent de 6,1% de la production industrielle, soit un CA de 12,7 milliards de DH et a participé à  hauteur de 5,5% au PIB. Pour la même année, les investissements ont totalisé 698 MDH, soit 5,3% du secteur industriel et les exportations 7,7 milliards de DH soit 14,1% des exportations industrielles. Il reste encore beaucoup à  faire. Néanmoins, les rédacteurs de l’étude sont persuadés que le Maroc a des chances de se développer dans ce secteur compte tenu d’une main-d’Å“uvre abondante, qualifiée et bon marché, de sa proximité avec l’Union européenne, de sa stabilité politique, sans compter la présence dans le pays de grandes multinationales.

A noter que les trois branches étudiées et considérées comme les plus dynamiques (fils et câbles, produits électriques et composants électroniques) évoluent selon des paramètres assez proches. Sur la période 2003-2005, l’intensité capitalistique est plus ou moins faible, la trésorerie relativement tendue et la rentabilité financière en baisse sauf pour les composants électroniques, branche pour laquelle elle s’est améliorée, passant de 1,8 % à  4,4%. Cette dernière branche est d’ailleurs jugée la plus prometteuse compte tenu de la délocalisation au Maroc d’une partie de la production des multinationales.

Après diagnostic, les facteurs clés de succès au niveau commercial sont, entre autres, l’appartenance à  une entreprise multinationale, un carnet de commandes pérenne et le respect des délais de livraison. Du point de vue managérial, l’accent doit être mis sur le respect des normes internationales de qualité et de sécurité et le développement d’un savoir-faire polyvalent. Sur le volet financier, la maà®trise des charges, l’augmentation de la productivité par employé, l’investissement dans les installations techniques et la réalisation d’économies d’échelle constituent les principaux défis.