Ecoles privées : de 30 000 à  70 000 DH par an dans le supérieur

Les frais de scolarité ont stagné ou même baissé dans certaines écoles. Des réductions sont accordées aux étudiants qui paient au comptant la totalité de la facture annuelle. Formations variées et stage dès la première année.

Hormis ceux qui ont décroché des places pour intégrer des écoles à l’étranger ou de grandes écoles publiques nationales, les nouveaux bacheliers sont chaque année toujours plus nombreux à opter pour l’enseignement privé, sachant que les universités n’ont plus bonne presse. Certes, il y a quelques établissements qui se détachent du lot en terme de notoriété, mais le choix d’une bonne école n’est pas une sinécure. Où s’inscrire ? Pour quelle filière opter  ?… Ce sont là des questions qui trottent le plus souvent dans l’esprit des bacheliers. Mais pour les parents qui tiennent les cordons de la bourse, le facteur financier est souvent très déterminant.

A cet égard, on sait que les frais annuels, pour accéder à la première année universitaire, varient d’une école à l’autre. La Vie éco a mené l’enquête pour faire le point sur les frais d’inscription et de scolarité au titre de l’année universitaire 2013/2014, ainsi que les avantages et les modalités de paiement. Les données recueillies ne sont cependant qu’indicatives, et concernent exclusivement l’inscription en première année. En outre, certaines écoles appliquent des tarifs différents en fonction du cursus (bac+3 ou bac+5) et de la spécialité.

Globalement, les frais du concours pour accéder à une école privée se situent à 500 DH pour la majorité d’entre elles (ESCA, HEM, ESG, UIC, ESIG). L’université Mundiapolis exige, par contre, un versement de 700 DH. En ce qui concerne l’Institut supérieur du génie appliqué (IGA), elle oriente et guide les étudiants grâce à un simple test d’évaluation. Ces concours comportent généralement des tests écrits et des épreuves orales.

Les frais d’inscription sont facturés à part

Au sujet des frais d’inscription, l’IGA et l’ESIG exigent respectivement 3 000 DH et 3 200 DH. Les frais sont de 4 000 DH pour l’ESCA, l’ESG et Mundiapolis. Ils s’élèvent à 4 250 DH à l’UIC et 5 000 DH à HEM. Chaque école dispose de sa propre méthode de calcul des frais d’inscription. Par exemple, HEM n’intègre pas les frais d’assurance aux frais d’inscription contrairement à l’ESCA.

Les frais de scolarité, qui constituent les charges les plus importantes, sont quant à eux compris entre 39 000 et 67 500 DH à l’Université internationale de Casablanca (UIC), avec une remise de 3% pour ceux qui règlent l’année intégralement. HEM exige un montant de 58 500 DH/an (qui risque d’augmenter de 10% au maximum au cours du cursus). En revanche, l’étudiant peut bénéficier d’une bourse de mérite octroyée par la «Fondation HEM» s’il répond aux conditions requises. Pour intégrer l’IGA et l’ESCA, il faut respectivement 36 000 et 57 000 DH, avec une remise de 5% si l’étudiant choisit de régler la totalité de l’année.

En comparaison avec la rentrée 2012/2013, la tendance est, dans certains cas, à la baisse, notamment à l’ESIG qui a ramené les frais de scolarité de plus de 10 000 DH à 9 600 DH/trimestre. Du côté de l’ESG, la facture est à 41 000 DH/an, contre 43 700 DH une année auparavant. Pour ce qui est de l’UIC, l’ESCA et l’IGA, les prix ont stagné par rapport à la rentrée universitaire précédente.

Par ailleurs, les bacheliers ont un large choix entre les filières proposées par les écoles supérieures, afin de trouver celle qui leur correspond au mieux. Ainsi, l’ESG propose des filières du commerce international, du management & communication, de la gestion finance, et des méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE). L’ESCA, quant à elle, offre des formations en marketing & communication, en entreprenariat et développement international, en finance, audit et contrôle après 5 ans d’étude. Du côté de l’UIC, les étudiants peuvent opter pour la faculté des sciences de la santé, la faculté de commerce et de gestion, l’école d’ingénierie et enfin le management hôtelier.

Il est à noter que la majorité de ces écoles supérieures exigent un stage à leurs étudiants, et ce, dès la 1ère année de leur cursus. L’objectif est d’acquérir très vite une expérience de la vie professionnelle.