Echanges Maroc-Afrique subsaharienne : Attijariwafa bank donne le la

L’Afrique ne compte que pour 6% dans les échanges extérieurs du Maroc. Agro-industrie, BTP, infrastructures, transport et logistique…, il y a des opportunités à  exploiter dans tous les secteurs.

Une tête de pont pour développer le courant d’affaires avec l’Afrique subsaharienne : c’est le rôle qu’est en train de jouer le groupe Attijariwafa bank. Cette ambition a été confirmée par la deuxième édition du forum international «Afrique Développement» organisé les 8 et 9 novembre 2012. Les représentants d’une douzaine de pays issus du monde politique et économique, soit plus d’un millier de personnes, se sont retrouvés pendant ces deux jours pour échanger sur les perspectives résumées par le thème retenu pour cette année : «Quels leviers d’accélération pour la coopération Sud-Sud». Nul doute qu’il y a encore beaucoup à faire tant le volume des échanges est faible. Le commerce intra-africain ne représente que 10% des échanges du continent contre plus de 50% en Asie et autour de 25% en Amérique Latine. Pour sa part, le Maroc ne réalise que 6% de ses échanges avec l’Afrique. Mais vu la concurrence de plus en plus rude dans le commerce mondial, sa proximité avec les pays subsahariens lui procure un petit avantage pour peu qu’il sache la mettre à profit. Tous les intervenants qui se sont succédé à la tribune lors des cérémonies d’ouverture et de clôture ont souligné qu’il y a presque tout à faire dans cette partie du monde qui, en dépit de l’instabilité politique, a tout de même réalisé un taux de croissance moyen annuel de 4% sur la décennie passée.

Un cadre institutionnel à parfaire

Agro-industrie, BTP, IMME, infrastructures, transport et logistique, distribution…, les opportunités existent dans tous les domaines.
Cela a d’ailleurs été confirmé dans tous les ateliers et les deux milliers de rencontres B2B qui ont eu lieu lors des deux journées le confirment. Mais pour qu’il y ait une véritable impulsion, il est impératif qu’il y ait un cadre institutionnel approprié, d’où le vœu émis pour, entre autres, l’accélération de la signature et de la ratification de l’accord commercial entre le Maroc et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui regroupe les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest membres de la zone franc, Guinée Bissau (lusophone) compris. Il faudra aussi une stabilité fiscale et juridique pour mieux sécuriser les investissements. En tout cas, pour les opérateurs des deux bords, le groupe bancaire marocain, implanté dans 9 pays (Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), sans compter la Mauritanie et la Tunisie, constitue déjà un relais financier de taille qui s’ajoute à d’autres sources de financement comme la Banque africaine de développement (BAD). Aux Etats et opérateurs d’agir. «Le temps presse», comme l’a si bien souligné Mohamed El Kettani, PDG du groupe.