e-gov : 15 services publics en ligne en 2011 et 89 d’ici 2013

A ceux déjà  existant, d’autres services disponibles dès l’année prochaine comme l’état civil, les prestations consulaires, les procédures portuaires.
2,2 milliards de DH seront consacrés au programme.

Des services publics véritablement en ligne. Cette fois-ci, le gouvernement semble décidé à donner corps à l’administration électronique.
La stratégie nationale pour la société de l’information et l’économie numérique, lancée en octobre 2009 et baptisée Maroc Numeric 2013, intègre un programme e-gov qui vise à «rapprocher l’administration des besoins de l’usager en termes d’efficacité, de qualité et de transparence». 42% du budget global, qui est de 5,2 milliards de DH, y sont consacrés, soit 2,2 milliards de DH. Dans une rencontre organisée le 1er juillet par le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, le ministre, Ahmed Chami, a dressé une feuille de route détaillée pour les trois prochaines années. Ainsi, le plan d’action intègre 89 projets et services dont plus de 40 services transactionnels qui devront être effectifs d’ici 2013. Mais, pour commencer, le comité interministériel chargé de piloter le programme s’est déjà fixé les premiers objectifs à très court terme. Il s’agira, entre autres, de rendre opérationnels, dès 2011, 15 services publics en ligne. Cela comprend notamment le programme des services des impôts en ligne (SIMPL), et plus particulièrement la télé-déclaration pour les paiements liés à l’impôt sur le revenu SIMPL-IR (cotisation minimale, profits fonciers, profit de capitaux immobiliers, etc). La stratégie e-gov prévoit également un plan de modernisation de l’état civil. Concrètement, la Direction générale des collectivités locales (DGCL) souhaite simplifier les services aux citoyens à travers l’informatisation des procédures des bureaux d’état civil. Exactement 2 172 bureaux sont concernés et pas moins de 45 millions d’actes devront être saisis et numérisés. Figure également sur le plan d’action à très court terme, le service e-consulat. Ce dernier consistera à mettre à la disposition des MRE des services consulaires en ligne notamment la prise de rendez-vous. A ce niveau déjà quelques avancées sont à relever comme la possibilité donnée depuis quelque temps aux MRE de payer les prestations au niveau des consultats par carte bancaire. Une révolution qui a été rendue possible grâce à la collaboration de la Trésorerie générale du Royaume. Du coup, avec le déploiement prochainement de sites portails consulaires, les MRE pourront, en plus, demander des prestations à distance et payer en ligne. Autre action prévue pour 2011, la dématérialisation des procédures liées à l’import-export dans les ports. Selon M. Chami, la solution PortNet est en cours d’intégration et sera déployée dans deux ports pilotes, à savoir Casablanca et Agadir.