Dix entreprises candidates au label CGEM

Les premières entreprises seront labélisées avant la fin 2007

Le label donnera lieu à des traitements préférentiels auprès de la Douane, de certaines banques et d’autres administrations.

Dix entreprises intervenant dans divers secteurs d’activité et de tailles différentes ont déposé leur candidature pour l’obtention du Label CGEM. Les premières devraient le recevoir avant la fin 2007. Certaines d’entre elles ont bouclé leurs audits, étape obligatoire pour obtenir le label, alors que pour d’autres l’opération est en cours.

La CGEM a fait, à travers sa commission sociale en charge de ce dossier, un travail de fond pour préparer ce projet. Le processus, lancé à la fin 2006, a porté successivement sur l’élaboration de la Charte de la responsabilité sociale, la définition des critères, la mise en place de la commission d’attribution, la sélection et, enfin, la validation des cabinets d’études pour les audits d’évaluation.

Suite à quoi, et dès juin 2007, les premières entreprises intéressées, au nombre de dix, ont déposé leurs demandes. Pour l’heure, la CGEM ne s’est pas fixé d’objectif chiffré. Abdelmalek Kettani, vice-président de la commission sociale, explique en effet que la CGEM a «privilégié une approche qualitative pour avoir des entreprises locomotives dans leurs secteurs respectifs», estimant que ce label «créera une émulation au sein des entreprises organisées, quelle que soit leur taille».

Pousser les entreprises à respecter les normes sociales
Par ailleurs, il est important de souligner que le but n’est pas seulement de décerner un label, mais aussi de faire en sorte que l’entreprise s’imprègne de la notion de responsabilité sociale. La commission précise, à ce sujet, «qu’un didacticiel destiné aux entreprises souhaitant se familiariser avec la démarche de responsabilité sociale est en cours de finalisation». Il permettra notamment aux entreprises de s’autoévaluer en vue de l’obtention du label.

Le référentiel pour l’attribution du label, tel que stipulé dans la Charte de responsabilité sociale, est décliné en neuf points dont, entre autres, la conformité avec les droits fondamentaux de la personne humaine, la protection de l’environnement, une gouvernance saine, la concurrence loyale et la prévention de la corruption.

Pour les entreprises intéressées, la labélisation permettra assurément de faire un saut qualitatif. Mais, au-delà de ces considérations, le label CGEM permettra également aux entreprises de bénéficier de certains avantages spécifiques auprès de plusieurs organismes et administrations publics (OFPPT, Office des changes ou encore Douane) ainsi que des établissements bancaires. D’ailleurs, le vice-président de la commission sociale indique que des accords ont déjà été signés dans ce sens avec la Caisse nationale de sécurité sociale, le Crédit agricole et la Banque populaire et que d’autres devraient suivre.