Développement durable du littoral : le Maroc place la barre très haut

Plusieurs projets et initiatives pour le développement durable du littoral ont été présentés. Le schéma directeur de valorisation du domaine public maritime pour la période 2017-2035 est en préparation.

Promotion des initiatives marocaines pour le développement durable du littoral, networking et échanges autour des bonnes pratiques entre les différents acteurs publics et privés du secteur maritime, sensibilisation du grand public à la richesse et la fragilité de la mer… Telles sont les missions que s’est fixé le Forum de la mer, organisé du 3 au 7 mai à El Jadida sous le thème «La mer, notre richesse».

Plusieurs établissements ont présenté leurs expériences et leurs projets dans le cadre de la planification pour le développement du littoral et de l’espace maritime. C’est Lahcen Aït Brahim, directeur des ports et du domaine public maritime (DPM) au ministère de l’équipement, qui est monté le premier sur le podium pour présenter l’atlas des potentiels marins et côtiers du littoral marocain. «Il est composé de 11 potentiels regroupés dans deux grands volets, à savoir les potentiels à vocation de préservation et de valorisation ainsi que ceux à vocation d’exploitation», précise-t-il. M. Aït Brahim a également fait savoir que ce dernier sera intégré dans un système d’information géographique (SIG) et servira au ministère de tutelle à élaborer une vision stratégique pour la valorisation du DPM. «Le schéma directeur de valorisation du DPM pour la période 2017-2035 sortira prochainement», a-t-il conclu.

Dans le même esprit, Jamal Eddine Mohammed Idrissi, directeur-adjoint de l’Agence Marchica, est revenu sur l’expérience de son entité en matière de dépollution, d’aménagement et de développement de la lagune de Marchica ; la deuxième plus grande lagune en Méditerranée.

Gestion rationnelle des ressources et protection de l’environnement marin

Majida Maarouf, directrice de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), a, quant à elle, expliqué que «la planification aquacole est un avantage comparatif du Maroc ainsi qu’un prérequis pour le développement et la durabilité». Elle a précisé que «le potentiel aquacole est estimé à 380 000 tonnes à ce jour qui seront exploités dans le cadre de 5 plans d’aménagement aquacoles couvrant 1700 km dans 7 régions du Royaume».

Des intervenants internationaux de premier plan, à l’instar de Serge Segura, ambassadeur chargé des océans en France ou Yuvan Beejadhur, expert de l’économie bleue et ex-cadre de la Banque mondiale, ont également partagé leurs expériences sur les mécanismes de coopération pour une croissance bleue concertée. La RSE, dans le contexte du maritime et du littoral, a aussi suscité l’intérêt des participants. C’était l’occasion pour Mounir EI Farissi, directeur en charge du développement durable à la Société de développement Saïdia (SDS) de passer en revue les actions mises en œuvre pour répondre aux défis environnementaux dans la station balnéaire de Saïdia. M. El Farissi a souligné que la station touristique a obtenu récemment la certification HQE Aménagement pour les premières phases, ainsi que la certification HQE construction (phase conception) pour le club house du prochain golf Teelal, et qu’il est prévu d’étendre cette démarche à l’ensemble des composantes de la destination. La poursuite de la labellisation Pavillon bleu des plages Ouest et Est, ainsi que de la marina pour l’été 2017, la lutte contre l’ensablement via des techniques douces, la préservation des cordons dunaires et les actions de sensibilisation à la préservation de l’environnement et du patrimoine naturel en collaboration des associations écologiques locales sont les autres chantiers qui occupent la SDS.

Les recommandations, points saillants des interventions et témoignages exprimés durant le forum seront synthétisés dans un livre bleu.