Deux méga projets d’irrigation seront réalisés à Boudnib et au Saïss

L’investissement global est de 5,6 milliards de DH n Le financement est en partie assuré par des prêts de la Berd et de l’AFD et un don du Fonds Vert pour le climat.

Bonne nouvelle pour les agriculteurs du bassin de Saïss et de la région de Boudnib. Deux grands projets d’irrigation verront le jour grâce à l’octroi d’un financement global de 161 millions d’euros (1,5 milliard de DH) sous forme de prêt et de 51,5 millions d’euros (551 MDH) de don, a-t-on appris du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Il s’agit du projet d’aménagement hydro-agricole du périmètre Boudnib associé au barrage Kaddoussa sur Oued Guir et du projet de sauvegarde de la plaine irriguée de Saïss.

Le premier vise, en effet, l’adaptation de l’agriculture oasienne aux changements climatiques dans la région de Drâa-Tafilalet à travers la mise en place et la gestion d’un réseau d’irrigation. L’investissement s’élève à 836 MDH dont un apport de 20 millions d’euros (215 MDH) du Fonds vert pour le climat (FVC) sous forme de don et d’un prêt de l’Agence française de développement (AFD) s’élevant à 41 millions d’euros (440 MDH).

Une attention particulière sera accordée à l’approche genre et à la formation des agriculteurs

Le deuxième a pour objectif la sauvegarde de la nappe phréatique du bassin de Saïss en apportant une dotation régularisée d’eau d’irrigation à partir de la surface située au niveau du barrage M’dez, et ce, pour substituer une grande partie des prélèvements à usage agricole. Le coût de ce projet s’élève à 4,8 milliards de DH. Le financement est en partie assuré par un prêt de 120 millions d’euros (1,3 milliard de DH) octroyé par de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, en plus d’un don de 31,5 millions d’euros du FVC (337 MDH).

«Outre les retombées économiques et sociales positives, les deux projets auront une portée environnementale notable, notamment en termes d’atténuation des effets du changement climatique (périmètre Boudnib associé au barrage Kadoussa) et la sauvegarde de la nappe phréatique au niveau de la plaine de Saïss», indique le ministère de tutelle. Il est précisé que «la mise en œuvre de ces projets se base sur une approche de partenariat public-privé». De plus, une attention particulière sera accordée aux aspects tels que le genre, la formation des agriculteurs ainsi que l’appropriation des investissements réalisés dans le cadre du projet par les bénéficiaires.