Des mesures anti-crise promises pour le 4 février

Trois secteurs concernés dans un premier temps : le textile, le cuir et l’équipement automobile.

Garanties pour le fonds de roulement, préservation de l’emploi et soutien de la promotion à  l’étranger.

La cabinet McKinsey accompagne le gouvernement dans le pilotage du projet.

L a machine de lutte contre le ralentissement économique se met en marche. Annoncée il y a trois semaines par le ministre des finances, Salah Eddine Mezouar, dans les colonnes de La Vie éco (lire numéro du 9 janvier), la cellule de veille stratégique est aujourd’hui constituée. Elle sera l’organe de pilotage et de proposition de mesures spécifiques sectorielles pour faire face à la crise ou du moins l’anticiper.
C’est ainsi que lundi 26 janvier, dans les locaux du ministre des finances, s’est tenue une réunion pour apporter les derniers réglages aussi bien pour le fonctionnement de ladite cellule que pour le contenu même des mesures à prendre. Autour de la table, le ministre des finances et ses collègues de l’industrie et du commerce, du tourisme et de l’emploi. Etaient également présents à cette réunion, les experts du cabinet McKinsey qui avaient pour tâche de présenter aux membres du gouvernement les scénarios de crise, les impacts éventuels sur les différents secteurs, les réactions observées dans d’autres pays…
Si la cellule n’est pas encore totalement opérationnelle, puisque sa première réunion ne se tiendra que  mardi 3 février, l’urgence de la situation ne permettait pas d’attendre encore. Déjà, au terme de la réunion préparatoire du lundi 26 janvier, le gouvernement avait en tête les premières mesures à prendre. Pour commencer, la priorité a été donnée à trois secteurs qui sont les plus exposés aujourd’hui, à savoir le textile, le cuir et l’équipement automobile. Joint au téléphone , mardi 27 janvier, par La Vie éco, Salaheddine Mezouar n’a pas souhaité divulguer le contenu des mesures en se bornant à dire que «nous ne laisserons tomber personne mais nous voulons aussi que les entreprises se battent et ne se résignent pas». Toutefois, des indiscrétions ont filtré. Il s’agira d’abord d’apporter un soutien financier aux entreprises à travers un fonds de garantie pour leurs permettre de lever des financements pour leurs fonds de roulement. Le deuxième type de mesures portera sur la préservation de l’emploi dans le sens où les entreprises doivent impérativement garder leurs ressources humaines et compétences pour l’après-crise. Et, enfin, une dernière série de mesures aura pour objectif de soutenir les entreprises, plus particulièrement celles qui exportent, dans leur effort de promotion et de défense des parts de marché à l’étranger.
Si le ministère des finances est resté discret sur le contenu des mesures, c’est que ces dernières devaient encore être validées en conseil de gouvernement jeudi 29 janvier. Et ce n’est que mercredi 4 février, au lendemain de la première réunion de la cellule de veille, que le dispositif sera dévoilé au grand public. Ces mesures répondront-elles aux attentes des industriels, précisément dans les secteurs les plus touchés ?.