Dernière ligne droite dans la reconversion du port de Tanger Ville

Les infrastructures du nouveau port de pêche seront finalisées dans deux mois. Le parking et les commerces de la marina construits à  50%, les travaux du club nautique démarreront incessamment.

C’est un projet qui illustre à lui seul le rythme avec lequel la ville de Tanger est en train de changer de visage. Depuis quelques mois, les projets se multiplient dans la ville du détroit, mais c’est celui de la reconversion du port de Tanger Ville qui reste le plus stratégique pour le positionnement futur de la ville. Et à l’image des autres chantiers, celui du port avance à pas de géant.

Aujourd’hui, plusieurs composantes du projet sont réalisées à près de 100%. C’est le cas par exemple des travaux d’infrastructures du nouveau port de pêche. Le taux d’avancement global de la construction est de 90% et l’achèvement est prévu avant la fin de l’été. Les deux prochains mois devront ainsi être consacrés, entre autres, à la finalisation des travaux de construction de la jetée principale (taux d’avancement  96%), de la darse et du dallage. Dès que cela sera fait, l’attention sera portée sur la finalisation des travaux de construction des bâtiments prévus pour accueillir les activités liées à la pêche.

Selon le planning de la SAPT, le nouveau port de pêche devrait être opérationnel avant la fin de l’année en cours. Ceci constituera une avancée particulièrement importante pour le projet de reconversion de la zone du port. En effet, l’entrée en service de ce port et le transfert de l’ensemble des activités de l’ancien port de pêche devraient permettre à la SAPT d’accélérer les travaux de reconversion de cette partie de la zone en port de plaisance. Au niveau de ce dernier, les travaux en cours concernent principalement les gros œuvres du parking et les commerces de la marina. Le taux d’avancement est de 50%. Tout doit être finalisé avant février prochain. A partir de juillet courant, la SAPT devrait s’attaquer à la construction du club nautique et les commerces qui vont avec, dans l’espoir de terminer les travaux dans les sept mois suivants. La ville disposera alors de 1300 anneaux pour accueillir des bateaux de plaisance.

La construction se déroule en trois phases. La première concerne la reconversion de l’ancien quai de plaisance, ce qui offrira une capacité de 130 anneaux. La deuxième partie, à terminer avant fin 2015, concerne la construction du nouveau port de plaisance à proximité du môle de commerce. Il aura une capacité globale de 749 anneaux. Les travaux à ce niveau ont démarré en mai 2011 et affichent actuellement un taux d’avancement supérieur à 90%. La troisième partie attendra pour sa part le transfert, prévu courant 2015, de l’ancien port de pêche. Elle consiste en la reconversion de ce vieux port qui aura une capacité de 400 amarres. Les travaux sont programmés pour début 2016 et s’achèveront avant juin 2017.

Un autre chantier entrant dans le cadre de la reconversion de la zone portuaire est également bien avancé. C’est celui de la muraille avoisinant le port. La première tranche portant sur la restauration des Borj Elhajoui et Borj Dar Elbaroud est déjà finalisée. Il ne reste à ce niveau que la construction de la porte de la douane qui devrait être finalisée dans les semaines à venir.

Un projet de restauration de Dar Al Baroud est soumis à la Ville

En ce qui  concerne la deuxième tranche relative à la restauration de la muraille sur le tronçon s’étendant de Borj Dar El Baroud à Borj Nâam, les études sont achevées et les travaux ont démarré en septembre 2014. Ils dureront dix mois en tout. Le chantier sera livré en juillet. L’aménageur du site s’attaquera ensuite au reste du linéaire lequel est programmé pour les 18 mois à venir. A ce niveau, la SAPT devrait en principe lancer les appels d’offres pour l’entame des travaux en septembre prochain, le temps que les études nécessaires soient terminées. 

Entre-temps, elle a déjà soumis aux autorités de la ville ses propositions quant à la restauration de Dar Al Baroud. Ce bâtiment est une sorte de forteresse abandonnée construite au sein de la muraille. Son emplacement est particulièrement stratégique vu qu’il constitue le premier point de contact des touristes potentiels du ferry et des bateaux de croisière avec la ville. Elle permet aussi l’accès direct à la médina de Tanger. Les propositions faites dans ce sens c’est de la reconvertir en un espace d’exposition permettant de faire valoir la culture locale, voire nationale.