Delassus investit 11 MDH pour relancer l’usine Frumat de Kénitra

L’investissement global atteindra 22 MDH n Les repreneurs associés dans Capital Boissons avaient déjà  déboursé 33 MDH pour l’outil industriel.

Avec ses deux autres partenaires marocains, le groupe Delassus, un des premiers producteurs d’agrumes au Maroc, est en train de fignoler le projet de relance de l’ex-usine de Frumat (Fruitière marocaine de transformation) située à Kénitra et à l’arrêt depuis fin 2004. Après avoir racheté cette unité en juin dernier pour 33 MDH dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire, les trois associés ont injecté 11 MDH dans Capital Boissons, la société spécialement créée pour l’exploitation.
Cet effort financier est en phase avec l’engagement des repreneurs d’investir 22 MDH dans la rénovation de l’équipement et la reprise des 50 employés de l’unité.

Faute de matière première, l’usine ne tournait qu’à 10 % de sa capacité

Retenons que ce n’est pas à la suite d’une défaillance de la technologie que Frumat a dû mettre la clé sous le paillasson, mais plutôt à cause d’une insuffisance de l’approvisionnement causée par l’orientation quasi totale de la production agrumicole vers l’exportation et le marché de bouche, plus rémunérateurs que la filière de la transformation. D’ailleurs, l’unité actuellement détenue par Capital Boissons ne tournait, au cours de ses dernières années dans le giron de Frumat, qu’à 10 000 tonnes par an pour une capacité de 90 000.
Mais la présence de Delassus parmi les repreneurs est de nature à rassurer quant à la sécurité de l’approvisionnement. En s’appuyant sur cet associé principal (48 % du capital) qui exploite des fermes agrumicoles s’étendant sur 1 200 ha, notamment dans la région proche de Sidi Slimane, et au savoir-faire reconnu dans le domaine, Capital Boissons dispose de tous les atouts pour réussir son pari de redonner à l’industrie marocaine du jus d’orange son punch face à la déferlante des produits importés