Dayam, le fonds d’amorçage de My Hafid Elalamy, prend une participation dans NetPeas Maroc

Cette entreprise est spécialisée dans la fourniture de solutions informatiques sécurisées.
Le fonds est géré par Sherpa Finance du groupe Saham.

Deux ans après sa création, le fonds d’amorçage Dayam géré par Sherpa Finance, dont la mission est d’aider à la concrétisation de projets innovants et à fort potentiel compétitif, s’apprête à opérer son troisième investissement. Le Comité d’Investissement du fonds initié par le groupe Saham, contrôlé par My Hafid Elalamy, l’ex-président de la CGEM, a donné son accord pour prendre une participation minoritaire dans Net Peas Maroc (NPM). Cette start-up informatique installée au Technopark de Casablanca trouve ainsi le moyen de financer un effort de recherche & développement destiné au développement d’une solution de sécurité informatique en mode Software as a service (SaaS). Plus exactement, NPM souhaite développer des solution, permettant d’effectuer des tests automatiques d’intrusion et de vulnérabilité des systèmes informatiques que le client pourrait effectuer en payant à la consommation (mode SaaS) au lieu d’acheter des équipements et logiciels classiques. La solution tournerait dans un environnement web 2.0 et requerrait quelques milliers de jours/hommes de développement.
Les promoteurs du projet, deux informaticiens marocains qui ont déjà fait leurs preuves en Europe, avec des premiers pas prometteurs de NetPeas en France, misent aussi bien sur le marché marocain qui s’ouvre de plus en plus aux solutions SaaS et où l’enjeu de sécurité informatique gagne en intérêt, que sur le marché nearshore, les clients français notamment.

Safarclick et Almageo, les deux premières participations de Dayam

Le fonds Dayam, dont le capital s’élève à 50 MDH, est détenu à hauteur de 40% par CNIA assurance. Il n’est pas à sa première expérience dans le domaine IT puisque ses deux premières participations sont toutes des entités technologiques. Il s’agit de Safarclick, une plateforme d’achat en ligne de prestations touristiques, et d’Almageo, société d’études et de conseil spécialisée dans le géomarketing.
Rappelons qu’en près de 15 ans d’existence au Maroc, les  capital-risqueurs se sont limités quasi exclusivement au segment du capital développement et capital transmission. Pour être le segment le plus risqué du métier, les fonds d’amorçage purs se sont limités à deux (Sindibad et Dayam avec un capital de 50 MDH chacun). Un troisième véhicule plus important, Maroc Numeric Fund, doté de 100 MDH devra, toutefois, voir incessamment le jour avec la participation de l’Etat à travers MITC (gestionnaire du Technopark Casablanca), la CDG, BMCE Bank, Attijariwafa bank et la BCP.