Crédit du Maroc performant sur le plan opérationnel

Malgré la légère hausse du PNB, le résultat brut d’exploitation s’apprécie de 4%.

Crédit du Maroc boucle une année 2014 en demi-teinte. La moisson est mauvaise pour la filiale marocaine du Crédit Agricole France d’abord sur le plan commercial. En effet, l’encours des crédits distribués baisse de 4,9%, à 35 milliards de DH, la banque ayant reculé sur toutes les catégories de financement à l’exception du crédit immobilier et du crédit à la consommation qui progressent respectivement de 5% et 3,8%. Les dépôts, pour leur part, font quasiment du surplace avec une progression minime de 0,5%, à 37 milliards de DH. Maigre consolation pour Crédit du Maroc, la structure des ressources s’améliore de 0,7 point avec une part des dépôts rémunérés ramenée à 38,8%. Sans surprise, ces réalisations commerciales hésitantes aboutissent à un produit net bancaire en hausse réduite de 0,8%, à près de 2,1 milliards de DH. Notons que ce produit est généré à raison de 94,8% par l’activité de banque de détail, de financement et d’assurance et de 5,2% par le leasing.

Il faut aussi relever qu’en termes de profitabilité, sur son cœur de métier, Crédit du Maroc s’en sort à bon compte avec un accroissement de 2,8% de la marge d’intérêt, à 1,7 milliard de DH et une progression de la marge sur commission de 5,2%, à 314 MDH. Mais le tout est enfoncé par une contraction du résultat des opérations de marché de 17,5%, à 169,4 MDH.

Crédit du Maroc parvient cependant à se refaire côté exploitation en réussissant notamment à faire baisser ses charges générales d’exploitation de 1,9%, à 1,1 milliard de DH, ce qui améliore au passage le coefficient d’exploitation à 52,8% contre 54,2% en 2013. Cela profite au Résultat brut d’exploitation qui enregistre une appréciation de 3,9%, à 986,6 MDH. Mais encore une fois, le coût du risque, en s’étant dégradé de 20,5%, à 598,4 MDH, enfonce la banque. En bout de course, le résultat net part du groupe ressort en dépréciation de 14,8%, à 237,8 MDH.