Coût, caractéristiques, couverture…, ce que sera la troisième licence 2G

Elle ne coûtera pas moins que ce qu’a rapporté à  l’Etat la licence la moins chère en exploitation
Licence valable 15 ans renouvelables par période de 5 ans
Taux de blocage et de coupure inférieur ou égal à  2%.

La 3ième licence de téléphonie mobile de deuxième génération (2G) a fait, mercredi 29 octobre, à l’heure où nous mettions sous presse, l’objet d’un appel d’offres international dans quelques semaines.

Quelles sont les caractéristiques de cette licence GSM ? Elle est quasiment semblable à celle acquise par Meditelecom en 1999, avec cette différence que sa bande de fréquence est le 1800 Mhz (au lieu de 900 pour le deuxième opérateur). Selon toute vraisemblance, le cahier des charges de la nouvelle licence sera sensiblement similaire à celui de la deuxième. On sait aussi que la couverture sera négociée, tout comme la période d’exploitation, qui est en principe fixée à 15 années, renouvelables par paliers de 5 ans après expiration. On sait également que l’ANRT se réserve le droit de la retirer dans des cas extrêmes comme un manquement grave aux engagements de l’acquéreur. Les autres clauses concernent l’interdiction de toute revente de la licence, tout comme l’obligation d’informer l’ANRT sur tout changement dans l’actionnariat. Pour le reste, le taux de blocage (non-aboutissement des appels) tout comme le taux de coupure (interruption d’une conversation en moins de 10 secondes) sont des critères de qualité que l’ANRT veut aux normes internationales (c’est-à-dire dans la limite de 2%).

Le cahier des charges n’a rien spécifié en matière de choix de technologie
Si on ne sait pas exactement ce que représente la partie financière dans l’évaluation de l’offre, il est indiqué qu’elle devra être égale à la licence la moins chère en exploitation, au moment de la vente. Dès lors, le prix n’aura rien à voir avec la licence vendue à Meditelecom et qui avait rapporté l’équivalent de 40 dollars par habitant (environ 11 milliards de DH), un des records jamais réalisés dans le monde pour une 2e licence mobile. Mais quelles sont les chances de succès pour la mise en vente de cette 3e licence, dans une conjoncture internationale marquée par une grande crise ? A l’ANRT, on reste confiant. Dans les milieux d’affaires, il se rapporte que «c’est là une licence faite sur mesure pour Wana», qui pourra, grâce à cela, diversifier davantage ses produits et prendre des parts sur un marché potentiel équivalant à 30% de la population, sachant que le taux de pénétration est actuellement de 70%. Effectivement, on imagine mal les deux autres acteurs locaux que sont IAM et Méditel s’encombrer d’une autre licence 2G, alors qu’ils en ont déjà. La licence 2G est en effet la seule flèche qui manque encore dans le carquois du troisième opérateur, qui dit être «intéressé». Son choix de la technologie CDMA 2000 au lieu du GSM ne le met en aucun cas hors course. En effet, comme pour la deuxième licence du fixe, le cahier des charges n’a rien spécifié en matière de choix de technologie.