Coup de balai dans l’affichage publicitaire

La mairie veut réétudier au cas par cas les contrats signés
avec les
ex-communes d’arrondissement.

Lacommune urbaine de Casablanca (mairie) réagit face à l’anarchie de l’affichage publicitaire. Dans un courrier en préparation, qui sera envoyé incessamment aux sociétés d’affichage, elle s’apprête à leur demander de lui retourner toutes les autorisations délivrées par les ex-communes d’arrondissement ainsi que les contrats pour l’exploitation du domaine public communal. Ces contrats et autorisations seront revus au cas par cas.
Bizarrement, personne ne semble avoir d’informations précises sur le nombre de panneaux existant à Casablanca. D’après les recoupements effectués par La Vie éco auprès des professionnels du secteur et des agences de publicité, il y aurait 1 000 panneaux dont 430 de format 4m x 3m et 480 panneaux sucettes. Si l’on y ajoute les multitudes de petits supports et les affiches murales éparpillés au niveau de tous les carrefours, on mesure aisément le désastre urbanistique.
Rappelons que le dossier de l’affichage est passé sous la responsabilité de la mairie depuis les élections d’octobre 2003, alors qu’il était jusque-là du ressort des arrondissements communaux. Il y a un peu moins de deux mois, la mairie a donc demandé à ces derniers de lui transmettre toutes les informations y afférentes.
Durée de validité et montant de la redevance seront revus
Par cette initiative, «la commune de Casablanca vise une harmonisation de l’affichage qui concernera la taille des supports et les espacements entre les panneaux», explique Driss Cheikh, chef de la division des actions économiques. Cette harmonisation portera également sur les termes des contrats, très disparates pour le moment. Il s’agit, entre autres, de la durée de validité et du montant de la redevance à payer.
Désormais, les responsables entendent appliquer à la lettre la réglementation en vigueur. Elle porte sur deux circulaires du ministère de l’Intérieur qui n’ont pas été respectées par l’ensemble des ex-communes.
La première, datée du 2 juillet 2001, obligeait les présidents à évaluer la potentialité de leurs communes en panneaux et à établir un cahier des charges avant de lancer un appel d’offres ouvert à l’ensemble des sociétés.
La seconde circulaire, plus récente (3 juin 2003), constatant que la première circulaire n’avait pas été exécutée, demandait aux présidents des communes de geler les autorisations d’affichage en attendant une réglementation qui tarde toutefois à voir le jour