Comment sera organisé l’examen du permis

40 questions tirées au hasard, 20 minutes pour répondre et un examen
blanc la veille du jour J.

Dès le début de l’année 2004, l’examen théorique du permis de conduire sera automatisé. Une telle décision ne fait pas que des heureux et les premiers à protester sont les propriétaires d’auto-écoles. Beaucoup parmi eux pensent qu’ils vont être ruinés par cette nouvelle méthode. En d’autres termes, il va falloir qu’ils ajustent la formation qu’ils dispensent à leurs clients à la nouvelle méthode d’examen. Par conséquent, ils devront investir un peu plus pour acheter un petit logiciel, un écran de télévision et un boîtier. Mais, rien ne les y oblige, a priori, à part le fait que les candidats continueront de choisir l’auto-école qui les prépare le mieux à obtenir le fameux document.
Comment se passera l’examen théorique ? Le logiciel, fourni par le ministère du Transport, tirera au sort quarante questions qui apparaîtront sur un écran de télévision ordinaire, et auxquelles le candidat devra répondre en actionnant un boîtier.
Pour passer son examen, le candidat a le choix entre l’arabe dialectal, l’arabe classique et le français. Chaque question est posée deux fois, par écrit, et oralement pour ceux qui ne savent pas lire. Ainsi, le candidat peut valider sa réponse ou ses réponses, le système lui permettant aussi de corriger une réponse s’il l’estime erronée, avant de passer à la suivante. Exemple : l’écran affiche un panneau de limitation de vitesse à 80 km/heure. Questions : est-ce-que je peux rouler à 60 km/heure, à 80 km/heure, à 90 km/heure ? Le candidat dispose en tout et pour tout d’une vingtaine de minutes pour répondre aux quarante questions, et le résultat de l’examen est donné sur le champ. Pour se familiariser avec cette nouvelle méthode, le candidat est convoqué la veille du jour J pour un examen blanc. C’est aussi une occasion pour tester sa rapidité.

Les auto-écoles ne sont pas obligées de s’équiper pour le moment
Autre avantage : 12 candidats peuvent passer l’examen en même temps et chacun dispose d’un code dans le boîtier qu’il utilise pour que l’examinateur puisse lui indiquer ses erreurs en cas de contestation du résultat final.
Il n’y a donc pas de quoi fouetter un chat, et les auto-écoles feront bien l’effort de s’équiper pour se mettre à niveau. D’ailleurs, dans peu de temps, apparaîtront dans le commerce des logiciels d’apprentissage émanant de sociétés privées et destinés à ces auto-écoles. En effet, et contrairement à une information qui a circulé au sein de la profession, le logiciel du ministère du Transport ne sera pas commercialisé.
L’automatisation de l’examen théorique du permis de conduire aura ainsi coûté à l’Etat 18 MDH comprenant la banque de données, l’équipement de 65 centres à travers le pays et la formation de quelque 150 examinateurs. Un investissement dérisoire au regard du résultat attendu à savoir crédibiliser le permis de conduire jusque-là délivré dans des conditions souvent controversées, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent