Comment on fabrique les cigarettes

Comment roule-t-on les cigarettes, prépare-t-on le tabac et ajuste-t-on les différentes sauces selon les goûts ? Visite guidée de l’usine de Aïn Harrouda de la Régie des tabacs. Une installation industrielle qui a fait l’objet d’un plan de modernisation de 300 MDH sur cinq années.

1– Le tabac arrive à l’usine dans des balles de 200 kg. Quatre variétés de tabac sont utilisées : Burley, Virginia, Orient ainsi que du tabac reconstitué (poussière de tabac récupérée tout au long de la chaîne de fabrication et traitée chimiquement).
2– A l’atelier de préparation générale, les feuilles de tabac entassées sont séparées manuellement avant leur traitement.
3– Première étape de la préparation proprement dite (sur la photo des feuilles de Burley), assouplissement du tabac avec de l’humidité et de la chaleur. Capacité de la machine, 1500 kg/h.
4– Une fois assouplies, les feuilles de tabac passent au premier «casing», opération durant laquelle elles sont mélangées à des «sauces». Celles-ci contiennent des produits alimentaires : sucre, miel, cacao… et de l’eau.
5– Le tabac que nous connaissons commence à prendre forme. Les «strips» de tabac sont ainsi coupés et grossis à la vapeur.
6– Il ne lui faut plus qu’un «toasting», procédé américain réservé au Burley. Le tabac passe par des fours à plusieurs étages. Il est tantôt séché, tantôt humidifié ou encore refroidi. Des installations nouvelles qui ont coûté à la Régie des tabacs 40 MDH. Capacité journalière : 32 tonnes.
7- Seconde sauce pour la préparation ou «top casing» (au total, le tabac est «casé» à quatre reprises). Dans ces grands cylindres, une sauce plus légère que la première, composée entre autres d’eau et de glycérine. Les doses des différents ingrédients sont constamment contrôlées, au milligramme près. La sauce finale, nommée «flavoring», vise à donner à chaque cigarette un goût spécial.
8– Le scaferlati (tabac finement découpé) est fin prêt. Direction, les ateliers de confection et de paquetage.
9– L’usine de Aïn Harrouda fabrique elle-même ses filtres. Dans cet atelier, cinq lignes de production sont entièrement dédiées à cette opération.
10– Les filtres sont fabriquées à base de mèches d’acétate, mélange de cellulose et de bois.
11– Non, ce ne sont pas des Kent, mais des filtres d’une quinzaine de centimètres de longueur. Ils seront découpés par la suite pour rouler les cigarettes.
12– La confection est la première étape de la confection de la cigarette proprement dite. La machine distribue automatiquement la même quantité de tabac sur du papier à rouler. L’ébauche de cigarette est née.
13– La cigarette est par la suite roulée. A l’ébauche est ajouté le filtre couvert de papier à manchette (sa couleur orange tacheté de jaune le distingue).
14– Les cigarettes en vrac sont collectées dans des casiers.
15– Quelque 8 000 cigarettes par heure sont ainsi fabriquées par cette machine.
16– Et le contrôle de qualité est présent tout au long de la chaîne. Au moindre dysfonctionnement, les cigarettes sont inutilisables. Le tabac est recueilli pour réutilisation.
17– Toute l’opération est surveillée par un super-cerveau électronique. La GTC (gestion technique centralisée) est une véritable salle de contrôle de toute l’usine.
18– Les casiers de cigarettes sont dirigés vers les empaqueteuses.
19– 400 paquets sont ainsi pliés, fermés et étiquetés chaque minute.
20– Une petite erreur (absence de la vignette sur quelques paquets) condamne tout le lot produit à la poubelle.
21– De la fardeleuse sortent des cartouches de dix paquets.
22– La cartonneuse se charge de mettre 25 cartouches par carton.
23– L’usine de Aïn Harrouda dispose d’un laboratoire de contrôle de la qualité des cigarettes. Il vérifie à la fois la composition de la fumée, du tabac et des autres intrants.