Comment Casa compte gagner ses galons de métropole internationale

Urbanisation galopante, chômage important, transports publics en déliquescence,… la ville traîne de gros problèmes

Les décideurs sont en quête de nouvelles pistes pour remédier aux dysfonctionnements.

Existe-t-il une vision commune pour le développement de la ville de Casablanca ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les membres du gouvernement, autorités locales, élus, opérateurs économiques, associations, etc., qui ont participé à la journée de réflexion organisée le 6 février.

Casablanca, c’est 25 % du PIB , 42 % des entreprises du pays, 48 % de l’investissement, 30 % du réseau bancaire, 50% de la valeur ajoutée et 40 % des exportations… Mais la métropole est loin d’exploiter toutes ses potentialités comme en témoigne la physionomie de son tourisme, surtout un tourisme d’affaires, car la ville est incontournable. La ville ne capte encore que 10,7 % du total du flux touristique, alors que l’objectif est d’atteindre le million de touristes en 2010.

Le taux de chômage est de 21,6 % contre 10,8 % pour la moyenne nationale
Les handicaps de la région sont à la mesure de sa dimension. La ville compte officiellement 3,7 millions d’habitants, soit 12% de la population totale et 22% de la population urbaine, dont 25% ont moins de 15 ans ; elle connaît un taux de chômage de loin le plus élevé, soit 21,6% pour une moyenne nationale de 10,8% en 2004. 300 000 personnes vivent dans des bidonvilles, le transport public de masse est anarchique, les infrastructures routières inadaptées.

Il est aujourd’hui acquis que les autorités veulent avancer sur plusieurs fronts à la fois pour remédier à la situation. Trois axes de développement ont été retenus. Tout d’abord, on note la déclinaison territoriale du programme Emergence avec le positionnement de la région sur des niches porteuses. Le projet «Casa shore Aéro City» vise ainsi à développer une plateforme de BPO (Business process outsourcing ou plateforme de soustraitance pour les SSII) et de l’aéronautique avec le développement de niches pour l’automobile et l’électronique et la consolidation des secteurs textiles et agroalimentaire.
L’ancrage à la Vision 2010 du tourisme est le deuxième volet. A ce titre, il va falloir affiner et mettre en œuvre un PDR ( Plan de développement régional) entre le ministère du Tourisme et le CRT, annoncé il y a plus d’un an, mais qui semble buter sur des problèmes de financement.

Enfin, est annoncée la mise en œuvre de la politique de grands chantiers, qui a en fait déjà démarré avec le lancement de la ville nouvelle de Zénata ou le projet de Marina.