Colony Capital se désengage du projet d’aménagement de la station balnéaire de Tama Ouanza

Les travaux devaient démarrer il y a trois ans. Après Taghazout, c’est le 2ème projet que laisse tomber le Fonds d’investissement américain au Maroc.

La messe vient d’être dite dans le projet de la station balnéaire Tama Ouanza, située à 10 km au nord d’Agadir. En effet, quatre ans après la création de la structure-projet avec un capital de 5 MDH, et trois ans après le démarrage projeté des travaux, le promoteur américain Colony Capital et son associé, le groupe Zaid Ali (promoteur du centre O’Gallery à Casablanca et investisseur connu dans la région pour avoir participé au capital de la marina d’Agadir), viennent de jeter l’éponge en procédant à la liquidation de Tama Ouanza resort (TOR), société créée à cet effet.
Il faut dire que, dès 2009, ce projet devenait de plus en plus compromis, suite au retrait du même Colony Capital de la station balnéaire de Taghazout qu’il s’était engagé à aménager. 
Les dirigeants du fonds d’investissement avaient affirmé, à l’époque, que la station Tama Ouanza, de taille plus «maîtrisable» avec un budget d’investissement global ne dépassant pas le milliard de DH, serait exécutée dans les temps grâce notamment aux emprunts bancaires qui devaient constituer une bonne partie du financement. Mais au delà des études techniques sur le site, rien n’a été fait.

Le projet est inclus dans le programme de développement régional touristique du Souss

Il est à rappeler que cette TOR devait s’occuper de l’aménagement, la promotion, la commercialisation et la gestion de cette station éponyme promue par le programme de développement régional touristique (PDRT) de la capitale du Souss et qui ne faisait pas partie du plan Azur 2010, contrairement à celle de Taghazout qui a été reprise en main dès 2010 par l’Etat marocain avec le concours de la Caisse de dépôt et de gestion. S’étendant sur un site de 160 hectares, sa capacité d’accueil envisagée est de 4 000 lits. Au demeurant, en injectant 5 MDH en fonds propres, soit à peine 0,5% du montant de l’investissement global, Colony Capital, premier actionnaire par ailleurs du groupe Accor, a tenu en haleine toute une région qui comptait énormément sur les retombées de ce projet et a lié les mains au gouvernement pendant près de 5 ans. Gageons que ce ne sera pas le cas du futur adjudicataire. Mais avec la crise qui continue de ronger les économies occidentales, il est peu probable, pour l’heure, que l’on puisse trouver rapidement un repreneur étranger.