Code de la route au Maroc – Radars : des appels d’offres sans résultats

S’il y a une épine dans le pied du gouvernement concernant l’application des dispositions du code de la route, c’est bien l’installation des radars fixes.

A ce jour, seulement 150 radars sont installés dans tout le Royaume, dont près de la moitié ne seraient pas en état de marche. Aziz Rebbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique, avait d’ailleurs à maintes reprises dénoncé le fait qu’il y ait autant de radars installés et qui ne marchaient pas, pointant du doigt la gestion de ce volet par son prédécesseur. Depuis, l’appel d’offres pour l’acquisition de nouveaux radars a été lancé plusieurs fois, avant d’être annulé ou déclaré infructueux. Au début, le ministère de tutelle voulait en acquérir 950, un nombre qui aurait permis d’atteindre l’objectif fixé lors de l’entrée en vigueur du code de la route. «L’objectif était effectivement d’arriver rapidement à un nombre de 1 000 radars, puis d’étendre ce nombre à 2000», explique Karim Ghellab. Le tout dernier appel d’offres lancé par le ministère n’en prévoyait finalement que 200. Et même ce lot n’est pas près d’être réceptionné vu que le marché, initialement adjugé à la société Logisoft, a été annulé par le ministre en février 2015, estimant que la société n’avait pas respecté ses engagements dans le précédent marché qui lui avait été confié. L’affaire a même suscité la polémique après que Logisoft a poursuivi en justice le ministère. Le tribunal a finalement rendu le verdict à l’avantage du ministère début septembre. Depuis, la tutelle n’a donné aucune indication sur ce qu’elle comptait faire de ce dossier. Ce qui est sûr, c’est tant que de nouveaux radars ne seront pas installés, et que les anciens ne seront pas entretenus ou réparés, l’application des dispositions du code de la route ne saurait être optimale, étant entendu que le contrôle de la vitesse ne sera pas efficace.