CIH-COS ONE : une solution en vue

Le CIH décide de suspendre la mise en vente des villas prévue le 28 mai n Le COS propose la vente de certaines propriétés pour rembourser sa dette de 30 millions de DH.

Début de dénouement dans l’affaire du COS ONE. Mardi 18 mai, et pour la première fois, les représentants des acquéreurs qui avaient acheté leurs logements auprès du COS ONE, dans les années 90, ont enfin pu rencontrer et discuter avec le CIH. C’est le président, Mohamed Alj, qui les a reçus en présence de représentants du COS. Le patron du CIH a reconnu que le différend oppose strictement la banque et le COS. «Nos papiers sont en règle, nous nous sommes acquittés de la totalité des prix, que nous avons remis entre les mains du COS ONE et nous n’avons commis aucune erreur», explique Badr Berrada, un des résidents dont les maisons devaient être mises en vente le 28 mai.
En effet, début mai, le tribunal de Commerce de Casablanca avait ordonné la mise en vente de 10 villas pour commencer, sur requête du CIH qui exige le remboursement d’une dette du COS, d’un montant de 30 MDH. La vente était initialement prévue pour le 28 mai. Mais suite à la réunion du 18 mai, et au vu des preuves matérielles que lui ont présenté les habitants de ces villas, le président du CIH leur a fait la promesse ferme de surseoir à cette mise en vente. Entre-temps, il étudiera la proposition du COS qui suggère de vendre quelques propriétés de la CMCAS (structure interne du COS) pour rembourser sa dette envers le CIH.
En effet, en mars dernier, le président du COS, Mohamed Abderrazzak, avait adressé une lettre au CIH, lui proposant une liste de 12 propriétés qu’il était prêt à vendre pour rembourser ses dettes. La banque s’engagerait à remettre aux habitants de Mzouka V leurs titres fonciers libres de toute hypothèque. Après avoir quasiment refusé cette première proposition, arguant du fait que les biens proposés ne valaient rien, la direction générale revoit aujourd’hui sa position. Et pour prouver sa bonne volonté, le CIH a chargé le cabinet d’expertise Roux d’établir une nouvelle estimation des biens proposés par le COS.
Cela dit, le gros du problème reste posé car, si pour Mzouka V, le montant en jeu n’est que de 30 MDH, pour l’autre lotissement, Ain Diab II, ce sont près de 600 millions de DH que la banque doit recouvrer. Et ce qui complique davantage le dossier c’est que, contrairement à Mzouka V, les logements de Ain Diab II ne disposent pas tous de titres fonciers individuels. L’hypothèque est, à ce jour, encore inscrite sur le titre foncier mère. D’où l’impossibilité de libérer les maisons de manière individuelle.
Entre, temps, nous avons appris, de sources bien informées au sein du COS, que ce dernier essaie, en attendant l’expertise du cabinet Roux, de vendre rapidement une de ses nombreuses propriétés pour rembourser le CIH