Chocolat : 70 % du chiffre d’affaires annuel à  réaliser en deux mois

Importateurs et fabricants locaux mettent les bouchées doubles pour répondre à  une demande importante entre la mi-novembre et la mi-janvier.
Le gros des besoins est exprimé par les entreprises.

Comme chaque année, à la veille des fêtes de Noël et de fin d’année, les chocolatiers, producteurs locaux et importateurs franchisés, en particulier, se livrent une bagarre commerciale sans merci. La cause ? Ils réalisent 70 % de leur chiffre d’affaires en deux mois, décembre et janvier (les ventes peuvent se maintenir jusqu’en février, pour la Saint-Valentin).
Le gros de la demande concerne le «chocolat d’événement», vendu en boutique spécialisée, contrairement au chocolat de grande distribution commercialisé en grandes surfaces et épiceries. Les exigences des entreprises portent sur la matière utilisée pour l’emballage (cuivre, cuir, verre, bois ou tissu), dont le prix peut varier entre 100 et 500 DH, la personnalisation du produit (le plus souvent le chocolatier estampille la raison sociale ou le logo de l’entreprise) et la confection d’une recette particulière.
Les premières commandes tombent, selon les opérateurs, dès fin novembre, et les livraisons commencent vers le 20 du mois. Pour cette fin d’année 2008, on observe une demande très importante de chocolats sans sucre. «Cette tendance se retrouvait plutôt au niveau de la demande des particuliers. Mais, cette année, plusieurs entreprises ont passé des commandes pour des coffrets diététiques, plus coûteux, bien sûr», indique un chocolatier.

De 200 à 800 DH le kilogramme
Le prix du kilogramme de chocolat varie entre 200 et 800 DH et peut même atteindre les 2 500 DH, emballage compris. Cette année, les entreprises préfèrent généralement les ballotins en velours, facturés à partir de 100 DH. Globalement, les prix sont restés stables. Un statu quo qui arrange bien les consommateurs, notamment les entreprises, dont la plupart ont, selon les opérateurs, maintenu leurs budgets cadeaux de fin d’année, contrairement à ce que l’on redoutait (baisses ou annulations de budgets). «Il est clair que la crise n’a pas eu d’effets sur notre activité. Les commandes tombent normalement et sont au même niveau que les années passées», explique un importateur. Il souligne que les volumes de chocolat importé augmentent à la veille des fêtes pour faire face à la demande. Cela dit, la consommation nationale reste faible, à 300 grammes par personne et par an.