Chiffre d’affaires en hausse, résultat net en chute

Le secteur a perdu 338 MDH en 2002.
Le CA de la branche vie et capitalisation a progressé de 28,5 %.

Au cours de l’exercice 2002, l’activité du secteur des assurances a été soutenue. Son chiffre d’affaires global a enregistré une hausse de 12 % par rapport à 2001, à 11, 8 milliards de DH (voir tableau). Les primes émises pour la branche vie et capitalisation se montent à 4 milliards de DH, en hausse de 28,58 % par rapport à 2001. Selon les assureurs, le bon comportement de la branche est principalement dû à l’explosion des contrats individuels. Phénomène normal lié à l’adaptation des procédures de la bancassurance préalablement à l’entrée en vigueur du Code de l’assurance. Les professionnels reconnaissent unanimement que c’est ce créneau qui tire actuellement le marché vers le haut.
La branche non-vie, elle, n’a progressé que de 5,1 % d’une année à l’autre, à 7,8 milliards de DH. Une cadence relativement faible en raison des résultats techniques de cette branche, insatisfaisants.
L’automobile (plus de la moitié des primes de la branche non-vie) a marqué le pas en 2002 et continuera sûrement sur cette voie avec une détérioration du ratio sinistres/primes. Ainsi, le chiffre d’affaires réalisé en contrats automobiles n’a enregistré qu’une hausse de 3,65%, suivant ainsi l’évolution du parc qui augmente de 3 à 4% par an. Malgré tout, le secteur a renoué avec une forte croissance.
Axa aurait perdu 700 MDH
En revanche, le résultat net du secteur a suivi une trajectoire inverse. Au terme de l’exercice écoulé, il a enregistré une perte de 338 MDH contre un bénéfice de 926 MDH en 2001. Toutes les compagnies n’ont pas livré la totalité de leurs indicateurs. Mais on peut déjà dire que ce revers a été provoqué en partie par trois d’entre elles. La Marocaine Vie et Wafa Assurance, cotées en Bourse, ont respectivement perdu 100 et 70 MDH alors que de source sûre on affirme qu’Axa assurance Maroc a accusé un déficit de 700 millions de dirhams, chiffre que nous n’avons pu confirmer auprès de la compagnie. Selon nombre de professionnels, ces contre-performances sont dues à la morosité du marché boursier qui a effrité la valeur des placements des assureurs. Les compagnies qui ont connu des déficits ont dû provisionner car la baisse des cours a dépassé le seuil réglementaire de 25 %.
Reste l’exercice 2003. Le secteur risque de connaître un sensible fléchissement de son activité en raison de l’entrée en vigueur de la réforme CIMR qui entraînerait une chute de 25 à 50 % du chiffre d’affaires des compagnies