Chauffage : plus de 50 000 appareils vendus chaque année

Le marché est en forte croissance, malgré l’impulsivité de l’achat. Les Marocains ne lésinent plus sur la qualité. Le chauffage à  gaz est le plus demandé.

Les revendeurs des appareils de chauffage se montrent satisfaits. Il faudra bien entendu attendre le printemps pour faire les comptes mais déjà la tendance s’annonce relativement positive depuis le début de l’hiver. «Nous constatons une hausse de la demande depuis quelques années et nous espérons qu’elle sera maintenue. Il nous reste pour l’instant du stock, en plus des livraisons que nous attendons dans le courant de ce mois», confie Youssef Benjelloun, directeur marketing de Bricoma. Saïd Edhoubat, gérant d’une société d’importation et de distribution d’appareils d’électroménager à Casablanca, est un peu plus nuancé dans ses commentaires. A l’en croire, l’affluence n’est encore qu’à ses débuts et la demande peut se renforcer, «en fonction du climat», ajoute-t-il. En effet, le niveau du thermomètre constitue le principal déterminant de la demande : plus il fait froid, mieux les ventes se comportent, quel que soit le circuit de distribution (vendeurs traditionnels, magasins spécialisés, grandes et moyennes surfaces…). «L’année dernière, nous avons tout vendu et enregistré une augmentation de 30% du chiffre d’affaires des appareils de chauffage», témoigne Saïd Edhoubat.

Compte tenu des délais de livraison, les revendeurs sont donc obligés de constituer leurs stocks le plus tôt possible. Malgré tout, leur vigilance peut être trompée par la météo. «Nous prévoyons toujours l’arrivage des appareils de chauffage vers la mi-novembre, or une vague de froid s’était abattue sur le pays au début dudit mois. Notre stock était alors insuffisant», poursuit M. Benjelloun.

Pour le moment, c’est à Marrakech et Rabat que les ventes d’appareils de chauffage ont été les plus significatives. Aucune statistique sur la répartition géographique n’est disponible. En revanche, les professionnels estiment le marché à plus de 50 000 pièces contre 35 000 en 2004. La progression de la demande peut être illustrée par les derniers chiffres de l’Office des changes relatifs aux climatiseurs réversibles (froid et chauffage).

L’offre est très diversifiée

Même s’il n’est pas possible de les attribuer exclusivement à l’hiver, les importations ont augmenté de 13% en valeur entre les mois de septembre 2011 et 2012, passant de 803 MDH à 910 millions, et de 8% en volume.

En parallèle à cette demande croissante, l’offre s’est considérablement élargie ces dernières années. Convecteurs électriques, bains d’huile, chauffages soufflants, chauffages à gaz et maintenant cheminées électriques…, les clients n’ont que l’embarras du choix. Et, ils ne lésinent pas sur les moyens. Jugé comme un appareil risqué, le chauffage est donc soigneusement choisi. «Les Marocains veulent être rassurés par une marque. Pour eux, payer plus cher un chauffage est un signe que l’appareil est de qualité», témoigne M. Benjelloun. Ce dernier nous explique par ailleurs que la production de chauffages est faite sur le même modèle que d’autres produits électroménagers de grande consommation. «Les appareils de chauffage sortent tous des mêmes usines. Tous les produits se valent. La différence réside dans les options des produits, telle que la puissance, les accessoires, etc.», conclut-il. Au Maroc, le chauffage à gaz reste le plus demandé car il demeure le plus économique, du moins tant que la compensation existera. Suivent les convecteurs électriques et les climatiseurs réversibles. Ces derniers semblent par ailleurs être la solution idéale de par leur double emploi.