Charcuterie de dinde : Eldin monte en puissance

Elle augmente son capital à  60 MDH et crée une filiale pour la production de poussins.
La capacité de production de l’usine de Had Soualem passera de 2 à  10 tonnes par jour.

Après 10 ans d’existence et 7 ans d’activité effective, la société d’élevage et de transformation de la dinde (Eldin), deuxième producteur de viandes et charcuterie de volailles au Maroc, franchit un nouveau palier. Connue par sa marque Dindy, elle vient de parachever son projet d’intégration en amont dans la filière d’élevage de dinde. Cette intégration s’est matérialisée par la création de Selvadind, filiale dédiée à  la production de poussins, co-détenue avec Asma Invest et Al Saedan Company for Real Estates. Cette filiale, dotée d’un capital de départ de 10 MDH, sécurisera l’approvisionnement d’Eldin aussi bien pour le marché local que pour les autres marchés, notamment ceux d’Afrique et du Moyen-Orient que le management compte investir.
Pour mener à  bien cette nouvelle phase, la société a récemment porté son capital de 50 à  60 MDH, ce qui lui permettra d’étoffer ses fonds propres, érodés jusqu’en 2004 par des reports à  nouveau négatifs cumulés de 32 MDH, consécutivement aux pertes de démarrage.

Premiers bénéfices en 2005
Les fonds injectés serviront également à  financer le programme d’accroissement de la capacité de production de l’usine de Had Soualem (25 km au sud de Casablanca) entamé en 2005 et visant à  porter, à  moyen terme, la production quotidienne de 2 à  10 tonnes. Ce projet est en phase avec le succès commercial rencontré par Eldin dont le CA a dépassé 150 MDH en 2005 contre 39 millions en 2001, grâce à  un positionnement axé sur la qualité. Sur sa lancée, la société ambitionne de devenir, en 2007, le premier producteur marocain de charcuterie à  être certifié ISO 22000 (nouvelle norme de qualité pour la sécurité et l’hygiène alimentaire). Et malgré ses efforts d’investissements ininterrompus (augmentation des capacités de l’usine et de la flotte de véhicules, recherche et développement…), la société affiche désormais une rentabilité opérationnelle et nette satisfaisante avec un premier bénéfice significatif en 2005. De quoi réjouir ses actionnaires, notamment le fonds du Moyen-Orient TAIC (The Arab investment company) qui y a investi 1,5 million de dollars (14 MDH) depuis le démarrage, soit l’équivalent de 33 % du capital.