Chaouia : céréales, olivier et aviculture, les moteurs de la région

96% de la superficie agricole utile de la région est destinée à  la production de céréales.
295 projets identifiés et évalués dont 230 projets pour le développement d’une agriculture moderne et compétitive et 65 au titre de la mise à  niveau de la petite agriculture.

Le diagnostic

L’activité agricole, pour la filière végétale, dans la région de Chaouia-Ouardigha, reste largement dominée par les céréales. La preuve : sur une superficie agricole utile (SAU) destinée aux cultures, plus de 681 000 ha, soit 96%, sont destinés à la céréaliculture. Le reste est cultivé en olivier et vignes (3%), et en pomme de terre (0,9%). Naturellement, en termes de revenus, c’est la céréaliculture qui procure les plus grosses parts de valeur ajoutée et de chiffre d’affaires avec respectivement 73% et 76% du total. Plusieurs opérateurs, connus et moins connus, sont d’ailleurs très présents dans la région à titre d’agrégateurs comme la Sonacos, Fertima, la Coopérative agricole marocaine (CAM), Deltasem…
Pour ce qui est des activités d’élevage, la région est incontestablement le champion national de l’aviculture et de la production de viandes blanches qui dépasse les 85 000 tonnes par an. La région permet de satisfaire 23% des besoins nationaux en viandes de volaille et 24% en œuf de consommation.
Pour le reste de la filière animale, la taille des cheptels est tout aussi importante : 272 504 têtes de bovins (9,7% du national), 1 748 588 têtes d’ovins (10,3% du national) et 121 754 têtes de caprins. La production de viande rouge est estimée à 38 000 tonnes et génère 77% de valeur ajoutée des filières animales et celle du lait atteint 115 000 tonnes par an dont, malheureusement, une faible part est usinée.
Comme pour la filière végétale, beaucoup d’opérateurs sont déjà présents dans la région en tant qu’agrégateurs comme l’ANOC (viandes rouges), MAVI (abattage et conditionnement de viandes blanches) ou encore Nestlé, Superlait et Centrale laitière pour le lait.

Ce que prévoit le plan régional
 
L’investissement global est estimé à 8,8 milliards de DH durant la période 2009-2020. 34% de ce montant concerne le développement de systèmes de production végétale, 39% le développement des systèmes de production animale tandis que 27% de l’enveloppe seront consacrés à des projets transverses. L’Etat prendra en charge 49% des investissements alors que les agrégateurs et les agrégés supporteront 51% du montant total des investissements restants. Au total, ce sont 295 projets identifiés et évalués dont 230 projets pour le développement d’agriculture moderne et compétitive et 65 au titre de la mise à niveau de la petite agriculture.
3 milliards de DH seront investis dans 89 projets de production végétale visant l’intensification et la valorisation de la production de céréales, de la pomme de terre, l’extension de la culture de l’olivier et celle de la vigne grâce notamment à la reconversion.
La production animale, elle, profitera d’un investissement global estimé à 3,43 milliards DH servant à la concrétisation de 206 projets d’amélioration de la productivité et de la valorisation des produits laitiers, des viandes rouges (unités d’élevage d’ovins avec insémination artificielle, engraissement, construction d’un abattoir), l’aviculture (création de deux abattoirs de volailles et six unités modernes de volailles) et la cuniculture (création d’une unité d’élevage de lapins).
Pour les projets dits transverses, on retiendra surtout ceux dans le domaine de la reconversion du système d’irrigation, de l’économie d’eau, de la conservation des eaux et des sols, et de l’assurance agricole contre les effets de la sécheresse, le tout pour un investissement attendu de 2,4 milliards DH.

Les impacts attendus

Au terme du plan régional Chaouia-Ouardigha, la valeur de la production végétale et animale augmentera de 121% à l’horizon 2020. La valeur de la production végétale progressera de 105% et celle de la production animale de 109%.
La reconversion des systèmes d’irrigation actuels en systèmes d’irrigation localisée permettra d’améliorer significativement les niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation. L’irrigation localisée de la vigne induira la valorisation de l’eau d’irrigation à 22,99 DH/m3 en 2020 au lieu de 12,83 DH/m3 actuellement. Celle de l’olivier permettra la valorisation de l’eau d’irrigation à 12,15 DH/m3 en 2020, contre 1,74 DH/m3 aujourd’hui. Quant à la pomme de terre, la valorisation de son eau d’irrigation atteindra 24,85 DH/m3 en 2020 au lieu de 7 DH/m3 aujourd’hui.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 230 850 emplois stables en milieu rural, soit 212% de plus qu’aujourd’hui. 10,8 millions de journées de travail (JT) supplémentaires seront générées par les activités de production végétale et 61,2 millions seront issues des activités de production animale.