Chantier du Bouregreg : ONE, Onep et Redal se bousculent

L’appel d’offres pour l’assainissement, l’eau potable et l’électrification sera lancé dans les jours qui viennent

Redal est associée à  toutes les études en cours

Les opérations de dépollution du site coûteront 80 MDH.

Assainissement liquide, eau potable et électrification sont les prochaines étapes du méga chantier de l’aménagement des rives du Bouregreg. Pour la Séquence I, dénommée Bab El Bahr et devant être achevée en 2010, l’appel d’offres relatif à  ces chantiers devrait être lancé dans les jours qui viennent. Les travaux dont la facture se monte à  150 MDH, commenceront courant juillet.

Concernant l’assainissement liquide, l’Agence d’aménagement du Bouregreg a ouvert le chantier depuis plusieurs mois déjà , «en étroite collaboration avec la Rédal», tient-on à  signaler. «Nous avons préféré commencer par des opérations de dépollution vu la situation catastrophique que connaissait le site», détaille Ali Ouazzani, directeur de l’environnement hydraulique et des ports à  l’agence. Techniquement, il s’agit de supprimer les rejets liquides dans le fleuve. Pour réaliser ce projet, il a été décidé de séparer les conduites d’eaux usées de celles des eaux de pluie. Si les secondes, naturelles, verseront dans le fleuve, les premières, très polluantes, seront acheminées sur le littoral à  travers des stations de pompage. Deux émissaires mèneront ces rejets dans les fonds marins, à  3 km des côtes. Ce chantier, entamé il y a quelques mois et dont le coût s’élève à  80 MDH, devrait se terminer vers la fin de l’année en cours.
Autre projet d’assainissement dans lequel Redal est impliquée, celui de la réhabilitation de la décharge d’Oulja. «Les travaux ont démarré en septembre dernier et sont pratiquement bouclés. La date butoir de mai 2006 a été respectée. L’écoulement du lixivia vers le fleuve sera détourné vers le réseau d’eaux usées après traitement préalable», souligne M. Ouazzani.

L’Onep fournira l’eau potable à  partir du réservoir El Khmis
En ce qui concerne l’eau potable, une évaluation du réseau existant a été effectuée par les experts de l’Agence du Bouregreg. Constat des études : ces installations sont vétustes et ne peuvent en aucun cas supporter de nouvelles adductions. «Deux schémas ont été retenus», explique, quant à  elle, Nada Kasmi, responsable voirie et viabilisation primaire au sein de l’agence. Le premier se rapporte au renforcement du réseau existant pour un coût de 28 MDH. Ce chantier sera réalisé en collaboration avec Redal, concessionnaire privé pour la région. Mais pour le moment, le rôle de cette dernière se limite à  l’approbation des différentes études techniques. Par la suite, Redal se chargera de l’exploitation et de la distribution d’eau potable pour les deux rives. En parallèle, un nouveau réseau, dit «projeté» sera construit. Il tiendra compte de tous les apports et besoins supplémentaires. Dans ce projet, le rôle de l’Onep (Office national de l’eau potable) sera celui du grossiste qui fournira l’eau potable à  partir du réservoir El Khmis, situé à  1,5 km du pont Moulay El Hassan. Le même schéma sera retenu pour l’électrification des zones concernées. Sur tout ce chantier, la société privée de gestion déléguée veille au grain. «En raison de la concession de gestion déléguée dont nous bénéficions, nous sommes amenés à  approuver toutes les études menées dans ce sens», précise une source interne .

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La construction du port de plaisance a démarré

C’est fait. Le chantier de la marina de Rabat, qui sera édifiée sur la rive droite du Bouregreg, est entamé. La société qui a réussi à avoir le marché, SOGEA-EMCC, est en train d’installer ses engins. Le démarrage officiel des travaux s’effectuera dans le courant de la troisième semaine de juin. Le dragage du fonds du fleuve, effectué par Drapor, va bon train. Le sable ainsi extrait sert à recharger la plage de Rabat en prévision de la saison estivale. Le reste servira à réhabiliter les carrières de la région. La construction de plusieurs diguettes est également prévue. L’objectif est de rétablir la navigabilité du fleuve. Coût global du projet : 450 MDH, dont 170 MDH pour la seule marina .