Céréales : le système des appels d’offres est maintenu

La circulaire conjointe des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur, relative à la commercialisation des céréales, ne subira pas de changement. Et contrairement à des informations qui ont récemment circulé concernant un retour en arrière de la part du département de l’Agriculture sous la pression des professionnels, le secrétaire général, Moha Marghi, que nous avons pu joindre, explique qu’il n’en est rien.

La circulaire sera adoptée presque en l’état, si ce n’est quelques menus changements qui n’affecteront pas son esprit. La preuve, l’administration n’a pas accédé à la principale revendication des organismes stockeurs portant sur l’abandon du système d’appels d’offres instauré par la nouvelle circulaire. En revanche, les cahiers des charges seront élaborés en concertation avec les professionnels du secteur comme le stipule, d’ailleurs, la circulaire.

D’un autre côté, le quota de farine nationale (subventionnée) accordé aux professionnels sera indexé, entre autres critères, sur les quantités achetées toutes catégories confondues et pas seulement celles de blé tendre destiné à la fabrication de la farine nationale. En d’autres termes, explique-t-on au ministère, plus un professionnel (organisme stockeur ou coopérative) achètera de blé, plus les subventions seront importantes. L’objectif est que la rotation des stocks soit importante et d’éviter la rétention. Mais pour l’essentiel, et pour clore le débat, «les dispositions de la circulaire resteront inchangées», insiste-t-on au ministère de l’Agriculture.