Casse-tête foncier pour l’espagnol Iberostar à  Marrakech

Le groupe envisage de construire un complexe touristique pour 6 milliards de
DH

Une partie du terrain attribué au groupe était occupée

Plusieurs réunions et des mois de tractations pour libérer la
parcelle.

Casse-tête foncier pour le groupe hôtelier espagnol Iberostar qui a multiplié les allers-retours à  Marrakech o๠l’opérateur envisage un grand projet de complexe touristique et de loisirs. Le dernier voyage en date est celui effectué mardi 11 septembre par le responsable juridique du groupe venu à  Marrakech pour y rencontrer des responsables marocains, dont le directeur du CRI, les représentants de la direction des aménagements et des investissements au ministère du tourisme et ceux d’autres administrations. A l’ordre du jour : le déblocage du problème juridico-foncier dont souffre la parcelle de terrain attribuée initialement par les autorités de la ville au groupe espagnol. Il s’agit d’un terrain de plus de 500 hectares que le groupe Iberostar devrait partager avec d’autres investisseurs dont la Société générale de travaux marocaine (SGTM), elle aussi sur un projet touristique.

Mais il se trouve que sur le terrain en question, appartenant au domaine privé de l’Etat, il y a une parcelle d’une dizaine d’hectares occupée par des personnes qui y habitent avec leurs familles. Ces familles, selon les investigations menées par les administrations concernées, y sont installées depuis très longtemps, suite à  un dahir datant de 1960, signé par feu Mohammed V, leur attribuant ces terres ou les autorisant à  les exploiter. Au terme de tractations qui ont duré plusieurs mois, les familles ont fini par accepter de signer des désistements quant à  leurs droits moyennant, bien entendu, indemnisation financière. Mais si la solution a été finalement trouvée, sa mise en Å“uvre n’a pas été chose aisée. Le 13 juillet dernier, c’est le président du groupe en personne, Miguel Fluxa Rossello, qui avait fait le déplacement à  Rabat pour y rencontrer le Premier ministre Driss Jettou et les représentants des administrations concernées.

Une réunion pendant laquelle le responsable du groupe a eu toutes les assurances que le dossier serait traité avec célérité, le Premier ministre donnant, séance tenante, des instructions pour que l’apurement du foncier soit accéléré. Au passage, il a été demandé à  Iberostar de faire un effort financier supplémentaire, notamment pour la construction d’une route d’accès directe et privée au site, ainsi qu’une contribution de 30 MDH pour la station d’épuration des eaux usées de Marrakech.

Un effort qui ne pèsera certainement pas très lourd dans le business-plan d’Iberostar qui compte investir pas moins de 6 milliards de DH pour la construction de son futur complexe qui s’étendra sur une superficie d’environ 170 ha.