Casablanca : les nouveaux délégataires de nettoiement seront connus en octobre

Une quinzaine d’entreprises nationales et internationales se disputeront l’appel international à la concurrence totalisant 58,7 millions de DH pour cinq lots.

Il aura fallu à la ville de Casablanca une année pour concevoir un nouveau système de collecte des déchets. «Les nouveaux délégataires devront démarrer leur activité en octobre prochain», promet Mohamed Haddadi, adjoint au maire en charge de l’épineux dossier du nettoiement.

Basé sur le résultat, une rémunération forfaitaire des délégataires et un contrôle plus strict, le nouveau modèle sera mis en œuvre par plusieurs délégataires. Ceux-ci seront choisis au terme d’un appel international à la concurrence lancé en juillet dernier et portant sur cinq lots pour 58,7 millions de DH.

Autre nouveauté et non des moindres : les spécificités de chaque arrondissement seront cette fois-ci prises en compte puisque chacune d’entre elles imposera un cahier des charges spécifique à son gestionnaire délégué de collecte et de nettoiement.

Selon l’élu RNIste de la majorité, une quinzaine d’entreprises nationales et internationales ont manifesté leur intérêt. Interpellé par La Vie éco sur l’impact financier de ce changement, le membre de la majorité au Conseil de la ville a concédé qu’il y aura une légère augmentation de l’enveloppe dédiée à la gestion des déchets y compris l’exploitation de la décharge. D’après lui, celle-ci s’élève actuellement à 70 millions de DH.

«Nous sommes en train d’examiner les voies possibles pour inciter les gros producteurs de déchets à payer la collecte de leurs propres déchets», confie M. Haddadi, pour qui le déploiement de la police administrative en grand nombre serait un gage de réussite de la nouvelle approche adoptée par la ville.

Seulement voilà, celle-ci n’est pas encore visible malgré les annonces faisant état de son déploiement dans deux arrondissements pilotes, à savoir Anfa et Moulay Rachid.

Notons, enfin, qu’un autre appel à manifestation d’intérêt (AMI) est lancé afin de désigner un délégataire pour construire une nouvelle décharge et valoriser les déchets produits par les Casablancais. Là encore, ceux qui souffrent directement des effets des nuisances provoquées par la décharge de Médiouna devront prendre leur mal en patience pendant plusieurs mois. «La nouvelle décharge et le centre de valorisation seront livrés, selon nos estimations, dans deux ans», conclut M. Haddadi.