Casablanca : 5,5 milliards de DH consacrés à  l’assainissement d’ici 2030

Les trois projets structurants en cours ont nécessité un investissement de l’ordre de 2 milliards de DH. Entre 2011 et 2012, le budget de l’assainissement de la Lydec a enregistré la plus forte hausse, soit près de 32% n Quatre autres grands projets sont programmés d’ici 2030 pour un coût d’environ 3,5 milliards de DH.

L’assainissement occupe dorénavant la première place dans le budget d’investissement que consacre la Lydec à la cité blanche. En effet, le développement urbain que connaît la région du Grand Casablanca et qui ne cesse de s’intensifier d’année en année, devant passer de 300 à environ 1 000 hectares par an, ainsi que l’émergence soutenue de lotissements et villes nouvelles font en sorte que la métropole nécessite des infrastructures de dépollution de plus en plus importantes. Ainsi, sur le 1,6 milliard de DH consacrés à l’investissement en 2012, la rubrique de l’assainissement a compté, à elle seule, pour environ 40%. De plus, entre 2011 et 2012, ce poste a affiché la hausse la plus forte, soit près de 32% suite à l’avancement des grands projets en cours, notamment le projet de dépollution de la zone Est de Casablanca, celui de la zone Ouest, ainsi que le projet de l’émissaire marin de Zenata.

Ces trois projets structurants ont nécessité un investissement de l’ordre de 2 milliards de DH. S’agissant de l’état d’avancement, le projet de dépollution de la zone Est, qui consiste en la réalisation de 23 km de canaux en plus de trois stations de pompage et une station de prétraitement, sera achevé au plus tard en septembre 2014. «La branche Port est quasi achevée et 50% des conduites sont posées au niveau du tronçon Mohammédia», apprend-on auprès des responsables de la Lydec.

Pour le chantier d’assainissement de Dar Bouazza, qui vise à transférer les eaux usées de la Commune de Dar Bouazza vers le réseau de Casablanca sur 9 km pour les raccorder à la station de prétraitement existante d’El Hank, sur ses trois tronçons s’étalant de Casablanca à Ben Abid en passant par Tamaris, les conduites sont réalisées à 75% en moyenne et la moitié des stations de pompage est mise en place.

Quant à l’émissaire marin de Zenata, consistant en la pose de conduites sur une longueur de 2 200 mètres en mer pour profiter de sa qualité épuratoire, le taux de réalisation s’élève à 33%, sachant que la mise en eau est prévue pour décembre 2014.

13 milliards de DH investis depuis 1997

Selon le management de la Lydec, ces plans d’investissement sont établis selon les priorités des travaux, les besoins des populations définies dans les schémas directeurs et les ressources financières disponibles, sachant que les investissements en assainissements et en eau sont toujours plus capitalistiques que ceux relatifs à l’électricité. Toutefois, le modèle économique de la Lydec fait en sorte que les deux métiers s’équilibrent ensuite en termes de revenus et de rentabilité.

Hormis les projets en cours, la Lydec compte maintenir la cadence de réalisation des infrastructures d’assainissement et de dépollution. Ainsi, quatre grands projets seront réalisés d’ici 2030. Ils visent à protéger la zone urbaine de Casablanca des crues de Oued Bouskoura, ainsi que de protéger les zones Est et Ouest d’éventuelles inondations. Mis à par le Super Collecteur Ouest dont l’objectif est l’aménagement et la dérivation de Oued Bouskoura vers l’Océan, ces chantiers consistent généralement en le creusement de galeries sous-terraines avec de grands diamètres. Le coût de ces quatre projets s’élève à environ 3,7 milliards de DH.

Pour rappel, depuis août 1997, la Lydec a investi près de 13 milliards de dirhams pour accompagner le développement de la capitale économique du Royaume dans la mise à niveau et l’extension des infrastructures qui lui sont confiées, notamment en matière d’équipements et réseaux d’eau, d’assainissement, d’électricité et d’éclairage public.