Casablanca, 4e ville la plus attractive en Afrique

La métropole souffre de plusieurs lacunes en matière d’infrastructures, de système éducatif et de santé. Casablanca occupe la 18e place sur l’indice société et démographie. En revanche, elle est en tête de liste sur le volet économique.

L’Afrique attire plus que jamais les investisseurs étrangers. Cet intérêt est suscité par la croissance démographique du continent, son capital humain ainsi que sa classe moyenne dont les habitudes de consommation ne cessent d’évoluer. C’est en tout cas ce qu’a révélé l’étude réalisée par le cabinet international de conseil PWC sur «le potentiel d’attractivité des métropoles africaines».

Pour réaliser ce palmarès des 20 villes africaines les plus attractives, le cabinet s’est basé sur quatre indicateurs principaux, en l’occurrence l’économie, les infrastructures, le capital humain et la société & démographie. Ce sont respectivement Le Caire, Tunis et Johannesburg qui ont occupé les trois premières places.

Déséquilibre social marqué à Casablanca

Casablanca arrive au 4e rang à cause de certaines lacunes en matière d’infrastructure, de système éducatif et de santé. En revanche, la métropole est classée première selon l’indice économique car elle abrite le plus grand nombre de sièges de multinationales. Les vulnérabilités de la capitale économique sont multiples. Il s’agit principalement du déséquilibre des classes sociales au sein de la ville et de la faiblesse de son PIB. Concernant l’indice infrastructures, la plus grande ville du Maroc est classée 5e, au moment où Le Caire et Tunis occupent respectivement les deux premières places du classement. S’agissant des facteurs société et démographie, Kampala, en Ouganda, occupe la première place, suivie de près par Le Caire.

A cause de son taux de criminalité jugé trop élevé, Casablanca occupe la 18e place. Enfin sur le plan du capital humain, Tunis a une nette longueur d’avance sur toutes les autres villes africaines et cela grâce à la performance de son système de santé et de son système éducatif. Alger et Le Caire figurent également dans le top 5, alors que Casablanca est 9e. Les équipes du cabinet ont également mené une deuxième étude portant sur les villes où existent les opportunités d’investissement. Cette étude s’est basée sur des critères purement économiques dont principalement la croissance du PIB, le climat des affaires et la croissance de la classe moyenne. On retrouve ainsi, en haut du classement, des villes subsahariennes, à l’image de Naïrobi ou encore Accra, au Ghana. Rappelons que ces études qui seront publiées de manière biennale se veulent comme un outil de prise de décision pour les investisseurs étrangers voulant se lancer dans le marché africain.