Casablanca : 4 nouveaux plans d’aménagement

Plusieurs réaménagements touchant le résidentiel et les activités économiques sont introduits. 20 nouveaux plans d’aménagement de Casablanca sur un total de 34 sont déjà  opposables aux tiers. Les documents renouvelés jusqu’à  présent couvrent 74% du territoire de la préfecture.

Si les professionnels de la promotion immobilière ont pris l’habitude de se plaindre du retard pris dans le renouvellement des plans d’aménagement de Casablanca, force est de constater que les choses ne sont pas si mal avancées. Pour preuve, «74% du territoire de la préfecture de Casablanca est aujourd’hui couvert par de nouveaux documents», insiste-t-on auprès de l’Agence urbaine de la ville.

Certes, jusqu’à présent, seuls 12 plans d’aménagement sur un total de 34 ont été homologués. Les plus récents concernent Sidi Bernoussi, Ain-Chock, Mohammedia et Dar Bouazza dont les décrets d’homologation ont été publiés entre octobre dernier et le mois courant, et que La Vie éco dévoile en exclusivité (voir pages suivantes). Ils s’ajoutent aux plans déjà validés de Hay Hassani, Moulay Rachid, Sidi Othmane, Ben M’Sick, Sbata et El Mansouria également détaillés précédemment dans ces colonnes (www.lavieeco.com). Et l’on arrive à douze documents homologués en ajoutant encore les plans des communes rurales Sidi Moussa Ben Ali et Sidi Moussa El Majdoub, dans la préfecture de Mohammédia.

Mais outre la douzaine de documents validés, 8 autres nouveaux plans ont déjà cours aujourd’hui avant même l’achèvement de leur procédure d’adoption. Car la règle veut que dès qu’un document dépasse l’étape de l’enquête publique, il devient opposable aux tiers. C’est notamment le cas du plan de Lahraouiyyine qui a déjà été transmis au Secrétariat général du gouvernement et qui devrait bientôt être homologué. Figurent aussi quatre plans examinés en comité central (étape ultime avant l’homologation) le 10 décembre dernier : Mers-Sultan, El Fida, Aïn-Sebaâ et Roches Noires. Enfin, trois projets vont bientôt être examinés en comité central concernant Maârif, Ben Yekhlef et Oulad Azzouz, ce dernier venant de clôturer l’enquête publique.

Un besoin de 38 750 logements à Ain-Chock à l’horizon 2020

Entre les documents homologués et ceux qui ont dépassé l’enquête publique, on en arrive donc à 20 nouveaux plans qui sont aujourd’hui opposables aux tiers.
Ce qui nous amène aux 14 documents restants. Dans le lot, 7 plans bien avancés concernent Tit-Mellil, Sidi Hajjaj, Chellalate, Ouled Saleh, Bouskoura, Sidi Moumen et Ain Harrouda (scindé en Ain Harrouda centre et ville nouvelle de Zénata). Ces documents seront bientôt soumis à l’enquête publique après avoir satisfait à l’étape du comité technique local. Enfin, 7 autres documents sont en cours de finalisation et entameront bientôt l’étape du comité local : El Mechouar, Hay Mohammadi, Anfa, Sidi Belyout, Médiouna, Mejjatiya et Nouaceur.
Pour en revenir aux quatre plans d’aménagement de Ain-Chock, Sidi Bernoussi, Mohammédia et Dar Bouazza qui viennent d’être homologués, plusieurs nouveautés sont à signaler. Le nouveau document d’Ain-Chock, d’abord, assure l’urbanisation de zones jusqu’à présent non engagées pour satisfaire, entre autres, un besoin en logements estimé à 38 750 unités sur la prochaine décennie.

Ainsi, sur une surface totale pour l’arrondissement de 3 940 ha, une part de 23%, soit 1 300 ha, est aujourd’hui à investir. Ce vivier localisé essentiellement au niveau des zones de Lamkanssa et de Sidi Massoud pourra accueillir de l’habitat collectif sur espace vert. Une autre nouveauté au niveau de la zone concerne la mise en place d’un pôle d’activité pour les secteurs tertiaires au niveau de Sidi Maârouf et un autre pour les activités industrielles le long de l’Avenue Mohammed VI.

Concernant le document de Sidi Bernoussi, son principal apport est de mettre à niveau la zone industrielle de l’arrondissement accueillant plus de 500 unités. Au programme, entre autres, l’ouverture de certains axes à des activités commerciales (restauration, pharmacies…) et l’amélioration du réseau de voirie ainsi que son extension par l’ouverture de nouvelles voies à l’intérieur de la zone. Sidi Bernoussi connaîtra également une valorisation de son littoral. Celui-ci sera transformé en zone d’animation avec une corniche. Et pour remédier au déficit d’équipement de l’arrondissement, un parc urbain devrait être créé à l’emplacement de l’entrepôt des matériaux de construction. Aussi, le plan réserve l’assiette de deux bidonvilles situés respectivement dans la zone d’habitat et industrielle pour créer des équipements structurants.

S’agissant de Mohammédia, son nouveau plan crée un centre en front de mer. Au lieu des immeubles de logements, des commerces et des bureaux de R+2 et R+3, cette zone reçoit désormais un tissu urbain mixte sous forme d’immeubles en R+5 et des villas. Autre aménagement notable, la transformation de l’espace industriel du port en zone d’hôtellerie. Et pour protéger la ville des pollutions industrielles, la zone humide de Oued El Maleh devrait être aménagée en parc ornithologique.

Enfin, le nouveau document de Dar Bouazza regorge d’opportunités résidentielles et balnéaires. L’objectif est clairement de changer cette commune du tout au tout et la préparer à absorber l’extension urbaine de Casablanca.