Casa-Anfa : un premier noyau dès 2018

TGCC Immobilier rejoint les développeurs au sein de la zone avec un programme résidentiel et de bureaux. La quasi-totalité des développeurs auront livré les premières tranches de leurs programmes l’année prochaine. Un parc de 18 ha aménagé d’ici la fin de l’année prochaine.

TGCC immobilier cède à l’appel de la nouvelle cité Casa-Anfa qui prend forme à l’emplacement de l’ancien aéroport d’Anfa à Casablanca. Le groupe vient de signer une convention avec l’aménageur de la zone, l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA), filiale de la CDG, pour la réalisation d’un projet résidentiel et de bureaux. L’opérateur s’ajoute à une liste déjà bien fournie de développeurs qui ont investi la zone depuis un peu plus de 4 ans, comprenant le belge Thomas & Piron, le français Bouygues Immobilier, le maroco-saoudien Asma Invest ainsi que les groupes locaux Walili, CGI (qui réalise deux programmes sur la zone) ainsi que Yasmine immobilier. Dans le lot, CGI et Bouygues Immobilier ont déjà remis les clés de leurs premiers logements. Ils devraient être rejoints l’année prochaine par la quasi-totalité des autres développeurs qui devraient achever les premières tranches de leurs programmes, voire livrer le tout d’une traite ainsi qu’envisage de le faire Walili. Cela permettra la constitution d’un premier noyau de vie au sein de la Cité dès 2018, comme s’y est engagée l’AUDA.

Un centre commercial comme un des principaux repères de la Cité

Tous ces programmes se répartissent entre deux quartiers résidentiels (Anfa Club et Anfa Cité de l’Air qui s’étalent respectivement sur 50 et 10 hectares) tous deux intégrés à une première tranche de 100 ha du nouveau pôle (la superficie globale de la Cité est de 350 ha) dont l’aménagement a été achevé depuis la mi-2013. Pour accompagner tout cela, un parc de 18 ha, entre les boulevards Aéropostale et Sidi Abderrahmane, devrait être aménagé d’ici la fin de l’année prochaine aussi. Cet espace, dont il est déjà possible aujourd’hui d’observer les grands contours sur le terrain, offrira un ensemble d’équipements dont des parcours sportifs, des aires de jeux thématiques, un skate park, un arboretum pédagogique, des kiosques et restaurants… En clin d’œil à l’histoire du site, les développeurs du parc ont restauré en l’état une ancienne piste de décollage de l’aérodrome, portant l’emblématique inscription «03-21», qui avait donné à un moment son nom au site. Ces inscriptions ont été reproduites de sorte à rester au plus près de l’original. L’on s’est ainsi aidé de relevés topographiques pour respecter leur positionnement initial. Cette piste qui fera désormais office de balade bordée de murs d’eau et de fontaines traversera toute la longueur du parc qui devrait s’étaler à terme sur 50 ha.

Là n’est pas le seul équipement dont devraient profiter les premiers résidents de Casa-Anfa. En matière d’infrastructures d’enseignement, l’Ecole Française Internationale (EFI) a pris ses quartiers depuis l’année dernière et le Groupe scolaire La Résidence devrait lui emboîter le pas à la prochaine rentrée avec l’ouverture d’un établissement d’enseignement maternel et primaire. L’on apprend en outre auprès de l’AUDA que les négociations vont bon train pour la mise en place d’un établissement d’enseignement supérieur. En termes d’équipements de santé, l’aménageur a déjà signé avec un premier opérateur pour la construction d’une clinique, et les discussions sont en cours pour la réalisation d’une deuxième structure. L’aménageur est aussi en phase de sélectionner le développeur qui réalisera un centre commercial qui fera la part belle aux loisirs (cinéma, bowling, patinoire, fitness…) et qui est appelé à devenir un des principaux repères de la nouvelle cité. Notons que près de ce centre, l’aérogare et la première tour de contrôle de l’ancien aéroport seront conservés et intégrés de manière cohérente avec le reste.

Le siège de CFC en cours de finalisation

Outre les quartiers résidentiels, la première tranche accueille le quartier d’affaires Casablanca Finance City qui devrait lui aussi accueillir ses premiers occupants l’année prochaine. Le projet le plus avancé de la zone et qui est même en cours de finalisation est le bâtiment qui logera Casablanca Finance City. En parallèle, Attijariwafa bank, Banque Populaire et CIMR ont lancé il y a peu leurs chantiers de construction tandis que Maroclear devrait s’y atteler prochainement. Même avec tous ces chantiers, le quartier d’affaires est loin d’avoir fait le plein à l’heure actuelle, surtout que BMCE Bank of Africa a libéré le terrain qui devait accueillir sa tour, préférant réaliser son projet à Rabat. Aussi, l’AUDA cherche toujours un candidat pour réaliser la tour de grande hauteur du quartier qui, avec une autre tour similaire prévue à terme, doit constituer un point de repère pour toute la cité. A côté de tout cela, l’AUDA a attaqué depuis peu les travaux de viabilisation de la deuxième tranche de la Cité avec dans un premier temps une portion de 40 ha qui prolongera les quartiers déjà initiés dans la première tranche. Si l’on peut en déduire que l’aménageur veut accélérer la cadence, l’idée est, bien au contraire, plutôt de se donner le temps pour le développement de la Cité que l’on n’envisage de boucler que d’ici une vingtaine d’années. En fait, le souci de l’aménageur à l’heure actuelle est surtout de coller au rythme du marché. Dans ce sillage, il mène chaque année des études de marché de même qu’il scrute le rythme de commercialisation de l’offre actuelle pour décider de la mise sur le marché d’une offre supplémentaire.