Casa-Anfa : les premiers bureaux et appartements livrés à  partir de 2015

Walili, Asma Invest, Bouygues Immobilier, Yasmine Signature et CGI développent des projets résidentiels au sein du pôle. La Bourse de Casablanca, Financecom, CFG et Banque Populaire ont finalisé l’acquisition de leur foncier destiné aux bureaux. L’appel à  candidature pour les équipements de santé et d’éducation bientôt lancé.

La liste des développeurs qui ont cédé à l’appel de la future cité Casa-Anfa s’enrichit d’un nouveau promoteur immobilier. Il s’agit de Walili (Groupe Nokta) qui a acquis 38 000 m2 au sein du futur pôle afin d’y développer des immeubles résidentiels comprenant des appartements de 85 à 140 m2. Le groupe rejoint Asma Club Résidence Company, filiale de la société d’investissement maroco-saoudienne, Asma Invest, qui a levé le voile ces derniers jours sur son programme résidentiel les Orangers d’Anfa. On compte encore dans le lot, le groupe français Bouygues Immobilier qui a choisi Casa-Anfa en guise de troisième zone d’implantation en dehors de l’Hexagone après la Belgique et la Pologne. Vient ensuite Yasmine Signature, dont le complexe résidentiel comprend 3 tours R+16 et deux immeubles jumelés de 4 étages. CGI ferme enfin la marche tout en étant le premier promoteur à avoir réservé son emplacement au sein du pôle. A ce jour, ce dernier groupe est le seul à avoir entamé la construction d’une première phase de 155 appartements de son programme. Ce sont d’ailleurs les premières constructions que l’on aperçoit actuellement en passant à proximité de Casa-Anfa. Les autres promoteurs attendent leur autorisation, sachant que chaque projet du futur pôle doit d’abord obtenir le visa du maître d’ouvrage de Casa-Anfa, l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA), filiale de la CDG, pour ensuite demander un permis de construire à l’Agence urbaine de Casablanca.

Des groupes nationaux et internationaux intéressés par le développement d’hôtels

Les choses ne devraient pas s’éterniser et la majorité devrait entamer ses travaux de construction cette année. Au rythme où vont les choses, l’essentiel de ce premier lot d’appartements devrait être livré entre 2015 et 2016, prévoit-on à l’Auda. En fonction de l’avancement de cette première salve de projets résidentiels, une deuxième phase sera lancée prochainement. L’Auda doit commercialiser en tout quelque 700 000 m2 de surface constructible destinés à l’immobilier résidentiel. Cette offre est disponible au sein de la première tranche entièrement aménagée de Casa-Anfa de 100 ha sur les 350 ha sur lesquels s’étendra à terme tout le pôle. Mis à part les résidences, 360 000 m2 sont réservés aux bureaux dans la première tranche. Une partie de ce foncier a déjà été consommée par les promoteurs immobiliers cités précédemment, qui réalisent des programmes mixtes, tertiaires et résidentiels. Par exemple, Yasmine Signature construit, en plus des appartements, une tour de bureaux R+12.

Le reste a trouvé preneur depuis quelques mois déjà auprès d’entités nationales envisageant d’établir de nouveaux sièges au sein du quartier d’affaires de Casa-Anfa. Il y a d’abord la Bourse de Casablanca qui a finalisé l’acquisition d’un terrain, apprend-on auprès de l’Auda. Avant elle, Financecom a acquis une surface constructible de 70 000 m2 sur lesquels seront développés une tour de 33 étages ainsi que 3 immeubles de 7 étages chacun. Viennent ensuite Banque Populaire et CFG qui ont également acquis du foncier. Et enfin, Casablanca Finance City Authority, organisme en charge du pilotage de la place financière marocaine, élira évidemment domicile dans le quartier d’affaires de Casa-Anfa, étant à rappeler que le pôle est le chef-lieu de Casablanca Finance City (CFC). A cette liste s’ajouteront, à terme, des entités nationales et étrangères qui ont décroché le statut CFC (plus d’une trentaine à ce jour), et qui ont l’obligation de s’établir à Casa-Anfa. Tous ces projets de bureaux sont actuellement en cours d’étude ou d’autorisation et les premiers sièges devraient être finalisés entre 2016 et 2017, avance-t-on à l’Auda.

Vient enfin la dernière composante de la première tranche abritant des hôtels, des commerces ainsi que divers équipements qui devraient prendre place sur une surface de 100 000 m2. De tous ces éléments, les hôtels sont les plus avancés. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé ces derniers jours par l’Auda pour recueillir les offres des opérateurs pour le développement de ces structures. «Plusieurs groupes nationaux et internationaux ont déposé des dossiers de candidature», informe-t-on auprès de l’aménageur. «Les lots abritant la composante hôtelière seront définis dans une seconde phase de l’AMI», ajoute-t-on. L’Auda devrait enchaîner avec le lancement cette année des processus relatifs aux équipements de santé et d’éducation.