Campagne agricole : 4 millions d’hectares travaillés, 3 millions emblavés

La campagne a bien démarré grà¢ce à  une bonne répartition des pluies et la disponibilité des intrants. Le niveau des barrages est en baisse par rapport à  2010. Les exportations de tomate en hausse de 25% par rapport à  l’année dernière.

La campagne agricole s’inscrit dans la suite de la précédente. Au début du mois en cours, la superficie labourée totalisait 4 millions d’hectares. Selon les services du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, 3 millions d’ha sont déjà emblavés, soit une augmentation de 28% par rapport à la précédente campagne. Ces réalisations sont favorisées, toujours selon les mêmes sources, par la disponibilité des intrants. En effet, les ventes de semences ont atteint près d’un million de quintaux et celles d’engrais 250 000 quintaux.
Ce démarrage plus ou moins précoce, selon les régions, est dû en fait à une meilleure répartition des précipitations qu’a connues le pays, encourageant les semi précoces qui sont déterminants pour le niveau de rendements des cultures céréalières. En effet, le cumul pluviométrique au 7 décembre a atteint 137 mm, en hausse de 30% par rapport à une année normale (105 mm) mais en baisse de 26% par rapport à la même période de la campagne précédente.
Il en résulte que le taux de remplissage des barrages à usage agricole s’est fixé à 69% contre 75% il y a une année avec des réserves de près de 9,14 milliards de mètres cubes contre 9,97 de mètres cubes la campagne précédente, à la même date.
Un recul qui, pour l’instant, ne nuit pas au maraîchage dont l’approvisionnement en eau dépend en grande partie des barrages.

145 000 tonnes de primeurs déjà exportées

Malgré la conjoncture actuelle sur le marché européen, caractérisée par la baisse des prix, les exportations des primeurs ont porté sur 145 000 tonnes, enregistrant une augmentation de 17% par rapport à la campagne précédente avec une tomate au meilleur de sa forme. Ses exportations sont en hausse de 25%, à 100 000 tonnes. Cependant, le retard de la floraison causé par une assez longue période de froid, estimée à 20 jours durant le mois de février 2011, a impacté négativement les agrumes qui enregistrent une baisse de 25%, suite au retard de démarrage de la nouvelle campagne. Retard qui devrait être rattrapé par la forte demande sur les agrumes au cours de ce mois de décembre.