BTP : 3 nouvelles entreprises espagnoles débarquent au Maroc

Bridées par la crise, ces entreprises ibériques cherchent un champ de croissance dans le Royaume. Les dernières venues sont spécialisées dans la construction de ponts, la géotechnique et les installations électriques.

La vague des opérateurs ibériques de travaux publics qui traversent le détroit pour s’implanter au Maroc ne faiblit guère. En effet, après les entreprises de travaux Copisa, BSA Proyecta et Ecisa et le cabinet d’ingénierie catalan Cido Consult, pour ne citer que ceux qui ont planté leur étendard en 2011, de nouveaux arrivants viennent amplifier le mouvement.
Deux opérateurs catalans viennent de créer quasi simultanément leurs filiales au Maroc. Il s’agit d’abord de Grupo Mecanotubo, une entreprise de construction ayant plus de 60 ans d’existence et connue pour le cintrage de ponts et la réalisation de micro-ponts. L’autre nouvel arrivant est l’ingénieriste Eurogeotecnica, spécialisé pour sa part dans la géotechnique. Ce dernier est déjà en phase de recrutement intensif pour accompagner les projets qu’il compte réaliser, dans le cadre d’un partenariat avec le Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE).

Elles risquent de se heurter au déficit de ressources humaines spécialisées

Enfin, un autre ingénieriste, en l’occurrence le groupe andalou Fluelec Eigra, a choisi d’implanter au Maroc (Eigra Maroc) sa première filiale en dehors de l’Europe. Cette société basée à Granada opère dans le domaine de la conception d’installations électriques, hydrauliques et mécaniques ainsi que le développement des énergies alternatives.
Il faut dire que la crise immobilière qui a frappé l’Espagne depuis trois ans a sérieusement écorné le carnet de commandes de bon nombre d’opérateurs et les a poussés à sortir de leur marché domestique pour assurer leur développement voire, pour certains, leur survie. Dans un tel contexte, le Maroc, avec ses multiples  chantiers et un marché immobilier peu secoué par la crise, leur assure une «arrière-cour» des plus opportunes. A la seule difficulté près de trouver des ressources qualifiées en nombre suffisant dans un pays où la formation des ingénieurs en génie civil n’assure pas plus de 200 à 250 nouveaux lauréats par an. La concurrence avec les entreprises locales pourrait donc être très serrée.